Lundi 25 mai 2009


     Il y a des instants de cinéma inoubliables... Mais les cérémonies, elles, passent  vite à la trappe. Evidemment, si elles étaient moins soporifiques, on n'en dirait pas tant de mal! Mais heureusement, Edouard Baer était là. Comme depuis deux ans. Quelle bouffée oxygène!!! Dix minutes de plus et on se croyait dans la troisième heure des Césars.


     Alors voilà, c'est fini... On a remballé le tapis rouge, les Monica, Penelope et autres Sharon ont rendu les robes aux couturiers et Omar et Fred ne présenteront plus le SAV de Cannes. Mais le Festival a-t-il été différent des autres millésimes? Pas vraiment. Paris Hilton est venue se montrer (même si on ne comprend toujours pas pourquoi...), Pedro Almodovar n'a toujours pas été récompensé, Lars Von Trier a encore choqué. Au final, un palmarès plutôt ovationné, comme celui du prix d'interprétation masculine remis à Christophe Watz pour son rôle dans le dernier Tarantino, Inglorious Basterds. Il a d'ailleurs rendu hommage au réalisateur en affirmant : "c'est toi qui m'a rendu ma vocation". Une Palme d'or pour Micheal Haneke et son Rubanc Blanc. Certains siffleront et diront que c'est parce qu'Isabelle Huppert, présidente du jury, avait déjà travaillé avec le réalisateur autrichien pour Le Temps du loup, en 2003, et La Pianiste, en 2001. Mais le plus émouvant restait sans doute la récompense attribuée à Charlotte Gainsbourg, pour son rôle dans le très controversé Antichrist de Lars Von Trier. Viblement touchée par cette reconnaissance, elle a fini son discours par une pensée à son père, précisant qu'elle espérait qu'il soit "fier et choqué".


     Mais renvenons-en à la cérémonie de clotûre elle-même. Militons pour qu'Edouard Baer obtienne un CDI. Une bonne entrée en matière avec un discours piquant, drôle, mesuré mais toujours efficace. La fameuse réplique du "passe-moi le sel" dans les univers des différents réalisateurs était bien inspirée. Une salle qu'on peut estimée conquise l'aidait sans doute aussi à continuer dans ce registre. On a donc eu droit à une fausse annonce de l'arrivée d'Isabelle Adjani, et même à un petit moment de complicité avec le Terry Gilliam (Monty Python, sacré Graal), venu remettre le prix de la mise en scène. Un "The world is watching you, dont be that British!" de Baer plus tard, Isabelle Huppert nous plombait l'ambiance d'un "ok?"... Ces dix jours de paillettes avaient pourtant bien commencé sur le ton enlevé des studios Disney-Pixar avec leur petit bijou 3D, Up, qui avait fait l'ouverture.


     L'équipe du film d'Inglorious Basterds a mis l'ambiance sur les marches, façon Pulp Fiction, "You never can tell" . On les voudrait comme jury l'année prochaine s'il vous plaît. Avec une mention spéciale "je mets l'ambiance à Cannes". Ça ne serait pas du luxe.


Par Elodie - Publié dans : News - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Samedi 2 mai 2009



     Une chose est sûre, une fois que Jean Dujardin est lancé dans ce rôle, on ne répond plus de rien. Ou plutôt si. Il le maîtrise à fond. Pas étonnant quand on sait que cet acharné de travail est capable de lire 80 fois un scénario avant d'arriver sur un plateau de tournage. Pour proposer au réalisateur les différentes facettes du personnage qu'il a testées. Oui mais le talent n'arrive pas après 80 lectures.


     Donc on prend les mêmes et on recommence. Après OSS 117, le Caire nid d’espions, le duo Dujardin – Hazanavicius se retrouve en Amérique Latine pour combattre un groupe de nazis coriaces. Et qui dit Brésil, dit forcément jolies brésiliennes. Hubert Bonisseur de la Bath est aux anges et va pouvoir confirmer (tester) son pouvoir de séduction sur la gente féminine locale.

 

     On peut affirmer sans grande hésitation que pour une fois le second opus est même meilleur que le premier. Plus mordant, plus incisif, plus osé surtout. Oser s’attaquer à l’humour juif n’est pas forcément bien perçu mais ils se lancent et ça marche! Sans doute grâce au caractère proprement insupportable de notre héros. Plus misogyne, paumé et frimeur que jamais, il porte à lui seul le film.

 
     Soyons honnêtes, ce n’est pas l’intrigue ou les personnages secondaires qui font le film. C’est Dujardin. En boots ou en caleçon de bain, sur la plage ou dans un avion prêt à se crasher, c’est lui. Dommage pour Louise Monot, plutôt convaincante, mais contrainte de s’effacer devant un rôle d’OSS démesurément efficace. Ses robes ultra courtes et ses bottes coordonnées n’auront pas suffit. Pourtant elles font partie d’un point capital : l’importance donnée aux détails. Tout est calculé, millimétré, rien n’est oublié pour nous plonger dans l’époque gaullienne de 1967. C’est une des forces du film. La capacité de l’équipe technique à combiner une ambiance sixties flamboyante, et une réalisation résolument moderne. On a ainsi droit aux scènes en voiture filmées avec un faux paysage derrière où le conducteur tourne le volant pour aller tout droit, mais aussi à un écran qui se divise en plusieurs visions simultanées.

     Il ne nous reste plus qu'à attendre un éventuel troisième volet, en espérant qu'ils osent encore et toujours plus.

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Dimanche 12 avril 2009
                               

    
L'école de commerce de Grenoble accueillait cette année son premier salon du cinéma.
L'occasion de rencontrer les acteurs de cet événement, les membres de l'association "Une nuit trop courte".





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Samedi 21 mars 2009

     Je vous parlais il y a quelques jours des rumeurs quant au film qui ouvrira le
62ème Festival de Cannes. Et bien ce ne sera aucun des deux que je vous citais la dernière fois !

     En effet c'est le dernier dessin animé du studio Disney-Pixar qui aura cet honneur. Petite originalité : il a été réalisé en 3-D Relief, il faudra donc porter des lunettes réglementaires pour le regarder ! Up, c'est son nom, raconte l'histoire d'un vieil homme qui rêve de faire un voyage en ballon vers l'Amérique du Sud. Il a été réalisé par
Pete Docter et Bob Peterson, à qui l'on doit respectivement Wall.e ou Le Monde de Némo en autres.

      C'est la première fois qu'un film d'animation ouvre une cérémonie, même si Cannes en a déjà mis à l'honneur avec Persepolis, Kung Fu Panda, ou encore l'année dernière Valse avec Bachir.
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Mercredi 18 mars 2009


     "Je dis merci la vie, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour".
Vous avez trouvé? oui ! Edouard Baer, Astérix Mission Cléôpatre. 

     Le comédien a été à nouveau sollicité pour être le maître de cérémonie du 62ème Festival de Cannes qui se tiendra du 13 au 24 mai 2009, alors on imagine qu'il est content ! A croire que sa collaboration avec Gilles Jacob, président du Festival, s'est bien passée, où que son attitude entre poésie et humour lors de ses discours aura charmé l'assemblée de

2008. Ou alors il est copain avec Isabelle Huppert... Rien d'impossible puisqu'elle sera la présidente du Jury tant admiré cette année.

     Bien sur, les spéculations vont bon train quant aux futurs films sélectionnés pour être en compétition. Notamment celui qui sera diffusé lors de la cérémonie d'ouverture. Pour l'instant, les rumeurs hésitent entre deux "poids lourds" de la littérature portés à l'écran. D'une part la suite du Da Vinci Code, Anges et Démons, malgré l'accueil plus que mitigé réservé au premier opus lors de sa diffusion à Cannes en 2006. Mais d'autre part l'adaptation plus qu'attendue du premier tome de la saga du suédois Stieg Larsson, Millénium. Ce premier volet, intitulé Les hommes qui n'aimaient pas les femmes a été réalisé par le danois Niels Arden Oplev.

     Encore quelques mois de patience.
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Vendredi 13 mars 2009

     Vous avez difficilement pu passer à côté... On a entendu parler de lui dans tous les médias depuis un mois.

     Normal, Sean Penn est une star. Oui mais une star dont on sait pourquoi c'est une star. Sans doute parce qu'il n'a pas peur d'incarner sans cesse des personnages charismatiques et profondément différents à chaque fois. Car c'est bien le terme qui convient ici : incarner. "Interpréter un personnage au point de s'identifier à lui". Sean Penn ne joue pas Harvey Milk, il EST Harvey Milk.

     Pour sa nouvelle réalisation, Gus Van Sant s'attaque à une figure politique des années 70 : Harvey Milk. Pas facile de raconter fidèlement le parcours du premier homme politique ouvertement homosexuel aux USA. Mais ni Gus Van Sant ni Sean Penn ne sont adeptes de la facilité. Pourtant, le bad boy d'Hollywood livre avec une aisance impressionnante son interprétation. Il est absolument époustouflant, tout comme les rôles principaux qui le mettent en valeur comme James Franco ( Spider-Man ) sous les traits de son petit ami Scott Smith ou Emile Hirsh ( Into the Wild ) en soutient et ami. 

     Gus Van Sant s'attache à décrire l'arrivée laborieuse de Milk sur la scène polique de San Francisco, et explique son parcours jusqu'à son assassinat. Pour apporter aux spectateurs le maximum d'informations sur Milk tout en restant au plus près de la vérité, le réalisateur américain s'est servi d'images tournées à l'époque, ce qui nous permet d'une part de se rendre compte de l'ampleur du mouvement que Milk a suscité aux USA, et d'autre part de la minutie avec laquelle Van Sant traite son sujet. Il a par exemple utilisé le véritable apartement dans lequel Harvey Milk habitait à San Francisco pour y tourner ses scènes. De même, il a retrouvé la boutique que Milk avait ouverte, Castro Camera, et a demandé aux actuels occupants s'il pouvait utiliser leurs locaux pendant 9 semaines!

     Bref, si vous ne l'avez pas encore vu, courrez dans le cinéma le plus proche!




Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Lundi 2 mars 2009
     ... ou comment se servir une énième fois de ses sketches à succès.
Les petites annonces ont largement fonctionné, elles étaient excellentes, mais on a envie de dire à Elie Semoun, même s'il est très doué pour ce genre de rôles, qui se ne marchera pas éternellement. On avait eu droit à Franck Dubosc dans Camping puis Disco, dans lesquels il reprenait deux de ses personnages de scène, aujourd'hui c'est Elie Semoun qui porte à l'écran Cyprien.

     Cyprien travaille pour un magazine de mode, Dress Code. Comme ça, ça fait rêver. En réalité, il est informaticien relégué dans un placard pour bosser et ignoré de tous. Dans la vie, c'est un geek, un nerd, bref un gars qui reste la plupart de son temps libre à jouer aux jeux videos, regarder des films et pirater des logiciels dans un cyber cafés avec ses potes geek. L'arrivée d'un déodorant magique va le faire devenir beau, et lui permettre d'appartenir à deux mondes différents, trop différents.

     Car le film bascule très très vite dans la caricature. On passe de l'un à l'autre des deux univers de Cyprien sans grande logique, où les différents personnages n'apportent pas grand chose. Léa Drucker est prévisible, Jean-Michel  Lahmi et Mouloud Achour complètement inutiles. Seul Laurent Stocker s'en sort un peu mieux dans son laisser-aller. Quand à Catherine Deneuve, elle n'est qu'une pâle copie de l'imbuvable Miranda Priestly, incarnée à merveille par Meryl Streep dans le Diable s'habille en Prada.

     Le film de David Charhon n'est pas sans rappeler les séries telles que Ugly Betty ou Seconde Chance... Pour l'originalité, on repassera.



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Samedi 28 février 2009

      Quelques jours après les Oscars, le cinéma français récompensait vendredi ses artistes. Problème : ce genre de cérémonies est bien connu pour être ennuyeux et rébarbatif... Même certains acteurs y vont à reculons... Cette année, la remise des Césars n'a pas été réellement surprenante dans son déroulement, et pas vraiment fun non plus. Comme d'habitude les gens ne sont pas très actifs, ne rient pas beaucoup, même quand les acteurs-humoristes se succèdent sur la scène du théâtre du Chatelet pour agayer un petit peu cette morose soirée...

     Car heureusement qu'ils étaient là ! Merci Florence, merci Julie, merci Dany, merci Antoine. De Caunes, bien sûr, maître de cette cérémonie 2009, qui n'hésite pas à s'offrir un tableau "Singin' in the rain" juste après le discours d'ouverture de Charlotte Gainsbourg, présidente cette année. Classe, très émue, touchante, de la vraie Charlotte, rien de trop, rien de manquant. Suivront Florence Foresti ultra féminine qui se la pète avec un scénar bidon et réussit à faire monter Sean Penn sur scène, ou Julie Ferrier qui choque la bienséance britannique d'Emma Thompson en montrant ouvertement un sein en remettant son prix. Emma Thompson, absolument divine et inspirée dans son hommage à Dustin Hoffman, qui a reçu vendredi soir un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

     Mais retenons un palmarès général plus qu'écrasant. Pas moins de 7 récompenses sur 9 nominations pour le Séraphine de Martin Provost, dont le César du meilleur film et celui de meilleure actrice pour son interprète Yolande Moreau. Jean-François Richet et son Mesrine n'auront rafflé "que" deux statuettes mais non des moindres : meilleur réalisateur et meilleur acteur pour Vincent Cassel. Autre grand gagnant, Le Premier jour du reste de ta vie, réalisé par Rémi Bezançon, qui a révélé deux espoirs, Déborah François et Marc-André Grondin.

     Alors bien sûr, on n'aura pas réussi à éviter les remerciements qui ressemblent à des oraisons funèbres, les fausses surprises des vainqueurs se levant et souriant à peine tellement ils étaient persuadés de le gagner. Elsa Zylberstein a remercié tout en gémissements, les élèves d'Entre les Murs se sont lâchés et Dany Boon a assumé sa polémique en venant remettre un prix. Haut de costume et bas de survêtement, orange, "parce que de toute façon quand t'es comique t'es pas censé te lever donc personne ne verra ton pantalon". Avec humour et assurance, mais pas trop, pour souligner l'absence des films comiques aux Césars.

     Mais franchement... arrêtez de donner des Césars à 5 films dans l'année ! Séraphine n'a pas été vu par autant de téléspectateurs que d'autres longs-métrages (500 000 entrées avant la cérémonie tout de même), mais ça n'est pas une raison pour toujours primer à outrance. Peu de films nommés et forcément encore moins de gagnants, le cinéma français est-il trop élitiste? Mais comme tout le monde dit... "je remercie Claude Berri".



Par Elodie - Publié dans : News - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 15 février 2009

LOL

Dreams are my reality... ok, les ados ne font peut-être plus vraiment de boums l'après-midi, volets fermés à boire du coca, et ils ne posent certainement plus du Richard Sanderson sur les platines pour emballer les filles... Non, aujourd'hui les ados sont fashion, ils portent des jeans moulants, des Converses ou des talons, ont plein de cheveux plein la tête comme les BB Brunes et font de la musique avec un groupe de potes. Aujourd'hui les ados fument tous du shit, boivent de l'alcool, organisent des soirées dans le dos de leurs parents, droguent leurs surveillants au somnifère et font le mur en pleine semaine pour sortir en boîte dans Paris.

 

Cliché. Cela résume plutôt bien la vision que Lisa Azuelos nous propose des jeun's dans son LOL (Laughing out loud), comprenez « mort de rire » en langage MSN. On concèdera qu'il y a des évidences, comme cette addiction au portable ou au chat, qui ne contamine d'ailleurs pas que les ados. Mais au final, les ados des années 2000 n'ont pas forcément des préoccupations différentes de celle des années 80. On aurait aussi pu voir Claude Brasseur s'exclamer dans LOL, « t'es malade, enceinte, droguée, un coup dur, tu téléphones ! », autant que dans la Boum. Donc Sophie Marceau à la place de Brigitte Fossey, presque 30 ans après, relevait d'un choix à la fois tentant et convenu. L'alchimie mère-fille fonctionne, et heureusement !, puisque c'était quand même l'un des thèmes principaux de la réalisatrice.

 

     Pour camper sa bande de lycéens, Azuelos s'est appuyée sur Christa Theret, qui avait fait ses débuts dans Et toi t'es sur qui, et sur une poignée de jeunes acteurs tous débutants. Ils sont convaincants certes, mais trop parfaits ! Pas un seul bouton d'acné, pas une mèche qui dépasse, enfin ça, c'est une question de point de vue...

 

    Au final, on s' attend au voyage de classe en Angleterre, à la jalousie entre meilleurs potes, à la fille que tout le monde prend pour une pute, au gosse de riche coincé mais pas trop, à la toute première fois de l'héroïne avec le garçon qu'elle aime et aux crises des parents divorcés et dépassés. Seules les scènes où les adultes parlent franco sont moins linéaires. Ce sont ces moments là qui montrent très bien que Lisa Azuelos peut faire dans la réplique cinglante et la répartie fine, tout comme dans Comme t'y es belle ou auparavant 15 août. Elle semble en tout cas plus à l'aise avec les quadras qu'avec les ados.

 

     Sophie Marceau convainc, Jocelyn Quivrin aussi, seul Alexandre Astier paraît mis en quarantaine. Il aurait pu avoir un rôle où il s'exprime davantage, et non un personnage qui l'enferme dans la culpabilité adultérine ou le fait d'être dépassé par ses gosses. Au final, une vision réaliste mais édulcorée des relations parents-enfants.

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 10 février 2009


     On avait laissé Danny Boyle au bord d'une plage paradisiaque. Mais comme le réalisateur américain n'est pas à un changement de cap près... il nous donne cette fois rendez-vous dans les bidons-villes indiens de Mumbai.

Inspiré du livre de l'auteur indien Vikas Swarup, "Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire", Slumdog Millionaire peut être vu comme une occasion de dresser une fresque indienne, de faire partager une partie de la culture du pays mais aussi de son histoire, à travers les yeux d'un jeune garçon qui y grandit.

 


     Le réalisateur de l'excellent Trainspotting avait déjà essayé, mais en vain, de nous embarquer dans un pays d'Asie où il poussait déjà son héros à faire de nouvelles expériences, à se découvrir une vie, à changer. Mais La Plage de Leonardo DiCaprio était nettement moins convaincante.  Ici, on voit grandir Jamal tout au long du film, sous prétexte de comprendre comment et pourquoi il est capable de répondre aux questions d'un jeu télé alors que c'est un intouchable. Si l'histoire de ce jeune homme qui jouera à la fois de chances et de malchances peut être considérée comme très romancée pour servir le film, elle n'en reste pas moins surprenante, touchante, mais aussi profondément optimiste tout en restant réaliste.

 


     Et nous voilà emportés. Littéralement. On voyage, on écoute, on voit, on en prend plein les yeux. Scène emblématique : des enfants de 7 ans qui courent dans un bidon-ville à feu et à sang, sur une musique qui vous transporte. Et là, ça donne des frissons.... Danny Boyle a choisi non pas de tourner en studios, mais directement entre poussière et taudis. L'authenticité et la vérité qui en ressortent n'en seront que plus appréciées.

 


     Une petite longueur dans le film, parce qu'après plus d'une heure et demi, on doit bien avouer qu'on commence à s'impatienter sur le résultat final! L'acteur Dev Patel,  qui incarne Jamal jeune adulte, est parfois émouvant, mais souvent trop fade, sage et inanimé. Dommage quand on le compare aux jeunes comédiens qui incarnent le même rôle plus jeune. Eux sont étonnants.

 


     Un final sur touche de Bollywood, mais juste ce qu'il faut pour ne pas tomber dans le cliché. On pourrait rire autant que pleurer, et on en ressort des images et des couleurs plein la tête.



Bande-annonce



Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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