Jeudi 17 septembre 2009

     
     Il était une fois en France, sous l’occupation nazie… Un titre que Quentin Tarantino aurait pu donner à son nouveau film (il n’en sera que le premier chapitre). L’idée du réalisateur américain ? Une série d’une dizaine d’épisodes sur la Seconde Guerre Mondiale. C’était sans compter sur l’intervention de son pote Luc Besson. Pas une bonne idée a dit le monsieur. Pas envie d’attendre des années pour voir ton prochain film. Résultat, Quentin s’est remis à l’écriture dès le lendemain pour accoucher de ses fameux Basterds. Et on l’en remercie.

 

     Evidemment, on reconnaît en quelques secondes que c’est du Tarantino tout craché. Film découpé en chapitres n’ayant pas toujours une suite logique, à première vue. Sans oublier une BO inimitable. Mais le plus décevant aurait été de se retrouver devant des personnages qui manquent de saveur. Rassurez-vous, on est servis ! Surtout grâce au doublé Waltz/Pitt absolument délicieux. L’un campe le « chasseur de Juifs », envoyé par le Fürher dans les campagnes françaises pour traquer la moindre résistance. Il est drôle et inquiétant à la fois, passant d’une humeur fantasque à une cruauté terrifiante en quelques dixièmes de seconde. Une vraie source de stress pour le réalisateur américain qui aura longtemps cherché son acteur polyglotte si parfait et tant désiré avant de mettre la main sur Christopher Waltz. Une interprétation magistrale qui lui aura valu le prix d’interprétation masculine à Cannes en mai dernier. Face à lui, un Brad Pitt plutôt efficace en scalpeur de nazis charismatique, violent et incisif. Il se glisse ici dans la peau d’Aldo Raine, fort en discours dès sa première apparition à l’écran où il « motive » ses recrues. On est à la limite de la caricature, il faut l’avouer, mais le côté moustache, gueule cassée et répliques cinglantes a le mérite de convaincre. Ses acolytes méchamment inquiétants aident beaucoup. Mais les Basterds, non qui leur est donné par les allemands, ne font pas le film à eux seuls.

 

     Comme toujours, Quentin Tarantino alterne entre violence et silences pesants. Le chapitre 1 par exemple est d’une lenteur folle. Pourtant, il nous tient en haleine de la première à la dernière seconde, tout comme le chasseur de Juifs aime jouer avec les nerfs des gens qu’il a face à lui. Pendant de longues minutes, on ne change pas de valeur de plan, tant que lui n’a pas décidé d’affirmer qu’il sait que des Juifs se cachent dans la maison. Tarantino finit par enfin nous accorder un gros plan pour découvrir la réaction difficile à contenir du paysan français. Mais que les fans se rassurent, on trouve notre compte de balles, gorges tranchées, scalpes et autres couteaux plantés.

 

     La vengeance juive, personnalisée par deux parcours, puisque parallèlement au projet fou des bâtards,  on retrouve Shoshanah Dreyfus, dont la famille a été massacrée par le Chasseur, en directrice d’un cinéma et assoiffée de vengeance. Mélanie Laurent est toute en silences (un peu trop même) et en retenue. Elle avait d’ailleurs raconté que pendant le tournage, Tarantino l’avait fait poireauté plusieurs jours d’affilée avant de la faire tourner, histoire d’être sûr qu’elle soit bien énervée quand elle aurait enfin le droit de jouer. On cherche encore la scène dans laquelle elle est « ultra énervée » mais bon pourquoi pas…

 

     Pour un premier film historique, le pari était assez élevé. Faire rire tout en exposant la réalité brutale et cruelle de la guerre. Cela donne au final quelques scènes d’anthologie, avec des personnages aux comportements improbablement décalés par rapport à leur situation. Il sort quand le prochain Tarantino déjà ?

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Jeudi 9 juillet 2009


     Michel Mann aime les personnages complexes, ceux dont il peut explorer à loisir les limites et la personnalité. Face à celle de John Dillinger, on reste difficilement de glace. L’homme a été surnommé "l’ennemi public numéro 1" par le chef du FBI, John Edgar Hoover, dans les années 1930. Son créneau ? Le braquage de banque. Mais plus qu’un hobbie ou une vocation, cela semble aussi être une manière de vivre, un moyen d’exprimer sa personnalité. Il aime les belles femmes, les voitures rapides, les armes à la pointe de la technologie. Il ne laisse rien au hasard, met tout au service de ce qu'il entreprend. Il demandait même à être placé, lors de ses différents séjours, dans les prisons les plus connues du pays, pour pouvoir côtoyer le « gratin » dans son domaine et s’entourer des meilleurs.

 

     Un personnage que Johnny Depp a manifestement incarné avec plaisir. Moins grimé que dans nombre de ses précédents films, celui-là ne reste pas moins en costumes d’époque mais Depp ne peut presque pas se reposer sur le look de Dillinger, à part peut-être les lunettes (de vue ou de soleil) qu’il collectionne. On le sent plutôt à l’aise sous les traits d’un gangster à la fois dangereux et respectueux. Il use à juste dose de ce sourire en coin qu’on finit par trouver de plus en plus expressif, presque perturbant, au fur et à mesure que le film avance. Même si après une petite heure, on se demande vraiment s’il avance.

 

     Heureusement, cela ne durera pas. La deuxième partie du film montre un bandit de plus en plus remis en question. Deux raisons à cela. La première, évidente : on a mis sur sa trace l’agent le plus déterminé du FBI, Melvin Purvis. Soit dit en passant, Christian Bale est toujours aussi insipide, même en faisant des effets de manteau et avec un fusil à pompe au bout du bras. Pas d’expression, pas de jeu exceptionnel. On s’ennuie quand il est là, autant que dans Batman. La deuxième chose qui va bouleverser l’existence de Dillinger est bien sûr sa rencontre avec Billie Frechette, campée par Marion Cotillard. Convaincante, assurément. On regretterait presque de ne pas la voir davantage à l’écran tant le couple qu’elle forme avec Depp est fort. Pas vraiment Bonny and Clyde puisqu’elle le suit plus qu’autre chose. Un peu plus Sailor et Lula, dans le côté instantanément inconditionnel qu’ils donnent à leur histoire d’amour. 

                                                         

     Mais attention, pas de scènes à l’eau de rose ! Les dialogues sont directs, plutôt tranchés. Ils vont droit au but, comme la manière de filmer de Michael Mann. 2h30 où le réalisateur s’amuse avec sa caméra numérique à capturer un maximum de gros plans de ses acteurs. Parfois à un tel point qu’on voit le maquillage et les pores de leur peau. Mais on s’en accommode vite puisqu’ils alternent avec des scènes d’action plutôt musclées. Beaucoup de mouvement (et de balles !!!). Le passage de nuit dans la forêt est par ailleurs particulièrement réussi car Mann arrive à alterner images presque tremblantes et plans fixes, ne figeant l’action que si nécessaire pour mieux accentuer le suspense. Il fait de même côté son, passant de scènes très bruyantes à certains plans pratiquement muets et au ralenti. Point trop n’en faut, il en use intelligemment.

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Lundi 25 mai 2009


     Il y a des instants de cinéma inoubliables... Mais les cérémonies, elles, passent  vite à la trappe. Evidemment, si elles étaient moins soporifiques, on n'en dirait pas tant de mal! Mais heureusement, Edouard Baer était là. Comme depuis deux ans. Quelle bouffée oxygène!!! Dix minutes de plus et on se croyait dans la troisième heure des Césars.


     Alors voilà, c'est fini... On a remballé le tapis rouge, les Monica, Penelope et autres Sharon ont rendu les robes aux couturiers et Omar et Fred ne présenteront plus le SAV de Cannes. Mais le Festival a-t-il été différent des autres millésimes? Pas vraiment. Paris Hilton est venue se montrer (même si on ne comprend toujours pas pourquoi...), Pedro Almodovar n'a toujours pas été récompensé, Lars Von Trier a encore choqué. Au final, un palmarès plutôt ovationné, comme celui du prix d'interprétation masculine remis à Christophe Watz pour son rôle dans le dernier Tarantino, Inglorious Basterds. Il a d'ailleurs rendu hommage au réalisateur en affirmant : "c'est toi qui m'a rendu ma vocation". Une Palme d'or pour Micheal Haneke et son Rubanc Blanc. Certains siffleront et diront que c'est parce qu'Isabelle Huppert, présidente du jury, avait déjà travaillé avec le réalisateur autrichien pour Le Temps du loup, en 2003, et La Pianiste, en 2001. Mais le plus émouvant restait sans doute la récompense attribuée à Charlotte Gainsbourg, pour son rôle dans le très controversé Antichrist de Lars Von Trier. Viblement touchée par cette reconnaissance, elle a fini son discours par une pensée à son père, précisant qu'elle espérait qu'il soit "fier et choqué".


     Mais renvenons-en à la cérémonie de clotûre elle-même. Militons pour qu'Edouard Baer obtienne un CDI. Une bonne entrée en matière avec un discours piquant, drôle, mesuré mais toujours efficace. La fameuse réplique du "passe-moi le sel" dans les univers des différents réalisateurs était bien inspirée. Une salle qu'on peut estimée conquise l'aidait sans doute aussi à continuer dans ce registre. On a donc eu droit à une fausse annonce de l'arrivée d'Isabelle Adjani, et même à un petit moment de complicité avec le Terry Gilliam (Monty Python, sacré Graal), venu remettre le prix de la mise en scène. Un "The world is watching you, dont be that British!" de Baer plus tard, Isabelle Huppert nous plombait l'ambiance d'un "ok?"... Ces dix jours de paillettes avaient pourtant bien commencé sur le ton enlevé des studios Disney-Pixar avec leur petit bijou 3D, Up, qui avait fait l'ouverture.


     L'équipe du film d'Inglorious Basterds a mis l'ambiance sur les marches, façon Pulp Fiction, "You never can tell" . On les voudrait comme jury l'année prochaine s'il vous plaît. Avec une mention spéciale "je mets l'ambiance à Cannes". Ça ne serait pas du luxe.


Par Elodie - Publié dans : News - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Samedi 2 mai 2009



     Une chose est sûre, une fois que Jean Dujardin est lancé dans ce rôle, on ne répond plus de rien. Ou plutôt si. Il le maîtrise à fond. Pas étonnant quand on sait que cet acharné de travail est capable de lire 80 fois un scénario avant d'arriver sur un plateau de tournage. Pour proposer au réalisateur les différentes facettes du personnage qu'il a testées. Oui mais le talent n'arrive pas après 80 lectures.


     Donc on prend les mêmes et on recommence. Après OSS 117, le Caire nid d’espions, le duo Dujardin – Hazanavicius se retrouve en Amérique Latine pour combattre un groupe de nazis coriaces. Et qui dit Brésil, dit forcément jolies brésiliennes. Hubert Bonisseur de la Bath est aux anges et va pouvoir confirmer (tester) son pouvoir de séduction sur la gente féminine locale.

 

     On peut affirmer sans grande hésitation que pour une fois le second opus est même meilleur que le premier. Plus mordant, plus incisif, plus osé surtout. Oser s’attaquer à l’humour juif n’est pas forcément bien perçu mais ils se lancent et ça marche! Sans doute grâce au caractère proprement insupportable de notre héros. Plus misogyne, paumé et frimeur que jamais, il porte à lui seul le film.

 
     Soyons honnêtes, ce n’est pas l’intrigue ou les personnages secondaires qui font le film. C’est Dujardin. En boots ou en caleçon de bain, sur la plage ou dans un avion prêt à se crasher, c’est lui. Dommage pour Louise Monot, plutôt convaincante, mais contrainte de s’effacer devant un rôle d’OSS démesurément efficace. Ses robes ultra courtes et ses bottes coordonnées n’auront pas suffit. Pourtant elles font partie d’un point capital : l’importance donnée aux détails. Tout est calculé, millimétré, rien n’est oublié pour nous plonger dans l’époque gaullienne de 1967. C’est une des forces du film. La capacité de l’équipe technique à combiner une ambiance sixties flamboyante, et une réalisation résolument moderne. On a ainsi droit aux scènes en voiture filmées avec un faux paysage derrière où le conducteur tourne le volant pour aller tout droit, mais aussi à un écran qui se divise en plusieurs visions simultanées.

     Il ne nous reste plus qu'à attendre un éventuel troisième volet, en espérant qu'ils osent encore et toujours plus.

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Dimanche 12 avril 2009
                               

    
L'école de commerce de Grenoble accueillait cette année son premier salon du cinéma.
L'occasion de rencontrer les acteurs de cet événement, les membres de l'association "Une nuit trop courte".





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Samedi 21 mars 2009

     Je vous parlais il y a quelques jours des rumeurs quant au film qui ouvrira le
62ème Festival de Cannes. Et bien ce ne sera aucun des deux que je vous citais la dernière fois !

     En effet c'est le dernier dessin animé du studio Disney-Pixar qui aura cet honneur. Petite originalité : il a été réalisé en 3-D Relief, il faudra donc porter des lunettes réglementaires pour le regarder ! Up, c'est son nom, raconte l'histoire d'un vieil homme qui rêve de faire un voyage en ballon vers l'Amérique du Sud. Il a été réalisé par
Pete Docter et Bob Peterson, à qui l'on doit respectivement Wall.e ou Le Monde de Némo en autres.

      C'est la première fois qu'un film d'animation ouvre une cérémonie, même si Cannes en a déjà mis à l'honneur avec Persepolis, Kung Fu Panda, ou encore l'année dernière Valse avec Bachir.
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Mercredi 18 mars 2009


     "Je dis merci la vie, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour".
Vous avez trouvé? oui ! Edouard Baer, Astérix Mission Cléôpatre. 

     Le comédien a été à nouveau sollicité pour être le maître de cérémonie du 62ème Festival de Cannes qui se tiendra du 13 au 24 mai 2009, alors on imagine qu'il est content ! A croire que sa collaboration avec Gilles Jacob, président du Festival, s'est bien passée, où que son attitude entre poésie et humour lors de ses discours aura charmé l'assemblée de

2008. Ou alors il est copain avec Isabelle Huppert... Rien d'impossible puisqu'elle sera la présidente du Jury tant admiré cette année.

     Bien sur, les spéculations vont bon train quant aux futurs films sélectionnés pour être en compétition. Notamment celui qui sera diffusé lors de la cérémonie d'ouverture. Pour l'instant, les rumeurs hésitent entre deux "poids lourds" de la littérature portés à l'écran. D'une part la suite du Da Vinci Code, Anges et Démons, malgré l'accueil plus que mitigé réservé au premier opus lors de sa diffusion à Cannes en 2006. Mais d'autre part l'adaptation plus qu'attendue du premier tome de la saga du suédois Stieg Larsson, Millénium. Ce premier volet, intitulé Les hommes qui n'aimaient pas les femmes a été réalisé par le danois Niels Arden Oplev.

     Encore quelques mois de patience.
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Vendredi 13 mars 2009

     Vous avez difficilement pu passer à côté... On a entendu parler de lui dans tous les médias depuis un mois.

     Normal, Sean Penn est une star. Oui mais une star dont on sait pourquoi c'est une star. Sans doute parce qu'il n'a pas peur d'incarner sans cesse des personnages charismatiques et profondément différents à chaque fois. Car c'est bien le terme qui convient ici : incarner. "Interpréter un personnage au point de s'identifier à lui". Sean Penn ne joue pas Harvey Milk, il EST Harvey Milk.

     Pour sa nouvelle réalisation, Gus Van Sant s'attaque à une figure politique des années 70 : Harvey Milk. Pas facile de raconter fidèlement le parcours du premier homme politique ouvertement homosexuel aux USA. Mais ni Gus Van Sant ni Sean Penn ne sont adeptes de la facilité. Pourtant, le bad boy d'Hollywood livre avec une aisance impressionnante son interprétation. Il est absolument époustouflant, tout comme les rôles principaux qui le mettent en valeur comme James Franco ( Spider-Man ) sous les traits de son petit ami Scott Smith ou Emile Hirsh ( Into the Wild ) en soutient et ami. 

     Gus Van Sant s'attache à décrire l'arrivée laborieuse de Milk sur la scène polique de San Francisco, et explique son parcours jusqu'à son assassinat. Pour apporter aux spectateurs le maximum d'informations sur Milk tout en restant au plus près de la vérité, le réalisateur américain s'est servi d'images tournées à l'époque, ce qui nous permet d'une part de se rendre compte de l'ampleur du mouvement que Milk a suscité aux USA, et d'autre part de la minutie avec laquelle Van Sant traite son sujet. Il a par exemple utilisé le véritable apartement dans lequel Harvey Milk habitait à San Francisco pour y tourner ses scènes. De même, il a retrouvé la boutique que Milk avait ouverte, Castro Camera, et a demandé aux actuels occupants s'il pouvait utiliser leurs locaux pendant 9 semaines!

     Bref, si vous ne l'avez pas encore vu, courrez dans le cinéma le plus proche!




Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Lundi 2 mars 2009
     ... ou comment se servir une énième fois de ses sketches à succès.
Les petites annonces ont largement fonctionné, elles étaient excellentes, mais on a envie de dire à Elie Semoun, même s'il est très doué pour ce genre de rôles, qui se ne marchera pas éternellement. On avait eu droit à Franck Dubosc dans Camping puis Disco, dans lesquels il reprenait deux de ses personnages de scène, aujourd'hui c'est Elie Semoun qui porte à l'écran Cyprien.

     Cyprien travaille pour un magazine de mode, Dress Code. Comme ça, ça fait rêver. En réalité, il est informaticien relégué dans un placard pour bosser et ignoré de tous. Dans la vie, c'est un geek, un nerd, bref un gars qui reste la plupart de son temps libre à jouer aux jeux videos, regarder des films et pirater des logiciels dans un cyber cafés avec ses potes geek. L'arrivée d'un déodorant magique va le faire devenir beau, et lui permettre d'appartenir à deux mondes différents, trop différents.

     Car le film bascule très très vite dans la caricature. On passe de l'un à l'autre des deux univers de Cyprien sans grande logique, où les différents personnages n'apportent pas grand chose. Léa Drucker est prévisible, Jean-Michel  Lahmi et Mouloud Achour complètement inutiles. Seul Laurent Stocker s'en sort un peu mieux dans son laisser-aller. Quand à Catherine Deneuve, elle n'est qu'une pâle copie de l'imbuvable Miranda Priestly, incarnée à merveille par Meryl Streep dans le Diable s'habille en Prada.

     Le film de David Charhon n'est pas sans rappeler les séries telles que Ugly Betty ou Seconde Chance... Pour l'originalité, on repassera.



Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Samedi 28 février 2009

      Quelques jours après les Oscars, le cinéma français récompensait vendredi ses artistes. Problème : ce genre de cérémonies est bien connu pour être ennuyeux et rébarbatif... Même certains acteurs y vont à reculons... Cette année, la remise des Césars n'a pas été réellement surprenante dans son déroulement, et pas vraiment fun non plus. Comme d'habitude les gens ne sont pas très actifs, ne rient pas beaucoup, même quand les acteurs-humoristes se succèdent sur la scène du théâtre du Chatelet pour agayer un petit peu cette morose soirée...

     Car heureusement qu'ils étaient là ! Merci Florence, merci Julie, merci Dany, merci Antoine. De Caunes, bien sûr, maître de cette cérémonie 2009, qui n'hésite pas à s'offrir un tableau "Singin' in the rain" juste après le discours d'ouverture de Charlotte Gainsbourg, présidente cette année. Classe, très émue, touchante, de la vraie Charlotte, rien de trop, rien de manquant. Suivront Florence Foresti ultra féminine qui se la pète avec un scénar bidon et réussit à faire monter Sean Penn sur scène, ou Julie Ferrier qui choque la bienséance britannique d'Emma Thompson en montrant ouvertement un sein en remettant son prix. Emma Thompson, absolument divine et inspirée dans son hommage à Dustin Hoffman, qui a reçu vendredi soir un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

     Mais retenons un palmarès général plus qu'écrasant. Pas moins de 7 récompenses sur 9 nominations pour le Séraphine de Martin Provost, dont le César du meilleur film et celui de meilleure actrice pour son interprète Yolande Moreau. Jean-François Richet et son Mesrine n'auront rafflé "que" deux statuettes mais non des moindres : meilleur réalisateur et meilleur acteur pour Vincent Cassel. Autre grand gagnant, Le Premier jour du reste de ta vie, réalisé par Rémi Bezançon, qui a révélé deux espoirs, Déborah François et Marc-André Grondin.

     Alors bien sûr, on n'aura pas réussi à éviter les remerciements qui ressemblent à des oraisons funèbres, les fausses surprises des vainqueurs se levant et souriant à peine tellement ils étaient persuadés de le gagner. Elsa Zylberstein a remercié tout en gémissements, les élèves d'Entre les Murs se sont lâchés et Dany Boon a assumé sa polémique en venant remettre un prix. Haut de costume et bas de survêtement, orange, "parce que de toute façon quand t'es comique t'es pas censé te lever donc personne ne verra ton pantalon". Avec humour et assurance, mais pas trop, pour souligner l'absence des films comiques aux Césars.

     Mais franchement... arrêtez de donner des Césars à 5 films dans l'année ! Séraphine n'a pas été vu par autant de téléspectateurs que d'autres longs-métrages (500 000 entrées avant la cérémonie tout de même), mais ça n'est pas une raison pour toujours primer à outrance. Peu de films nommés et forcément encore moins de gagnants, le cinéma français est-il trop élitiste? Mais comme tout le monde dit... "je remercie Claude Berri".



Par Elodie - Publié dans : News - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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