Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 21:43

danse.jpg      Il y a une chose qui marche bien dans les télé réalités : mettre en scène des people. Même si ça ne date pas de cette année. Si si, regardez bien : la Ferme célébrités (c'est vrai que c'est super drôle de voir des jet-setters patauger dans une porcherie!), Je suis une célébrité, sortez-moi de là! (redonnons une chance à Franck des 2Be3 de faire recraquer ses ex-midinettes de fans en le faisant porter le treillis), ou encore Koh-Lanta et Pékin Express qui rameutent des people dans leurs sélections de candidats.

 

On les teste aussi ceux là? Ou c'est juste pour les voir se planter? Ou les remettre au goût du jour? (Soyons réalistes, les stars qui s'y frottent sont souvent en mal d'actu perso). Ou les rendre plus "humains" qui sait, si on se veut moins médisant...

     Mais pour occuper pendant 6 semaines consécutives un prime-time de TF1 le samedi soir, il faut du lourd. Alors la première chaîne a misé sur l'émission culte, adapté dans des dizaines de versions mais pas encore chez nous : Dancing with the stars. En anglais, "star" signifiant "étoile", on voit déjà la double signification : un people danse avec un danseur professionnel / danseur étoile (même si pas forcément...), tout en imaginant la célébrité en question s'améliorant de jour en jour pour atteindre les sommets chorégraphiques. En France, ça donne "danse avec les stars", donc un danseur pro se coltine un people. ça fait moins classe. Alors attention concept! Faire danser de la danse de salon à niveau pro à des couples atypiques : un danseur pro et une célébrité (actrice, footballeur, mannequin, humoriste, chanteur...). On applaudit cependant la démarche de diffuser de la danse de salon, trop peu médiatisée, en prime-time et sur une chaîne de grande écoute.

     Mais posons le décor : une grande salle de danse de salon, entouré d'un public trié sur le volet, confortablement installé, et pas sur des gradins. En maîtres de cérémonie, le duo Vincent Cerruti-Sandrine Quétier. En réalité, la miss Sandrine va finir avec sa robe moulante toute bleue emprisonnée dans une petite salle en dehors du grand plateau, pour accueillir les danseurs après leur performance et découvrir leurs notes. Reléguée derrière une grande vitre, elle verra les prestations de loin, ou sur petit écran. Punie la Sandrine? Après des années à co-animer aux côtés des Christophe Dechavanne et autre NIikos Aliagas, on aurait plutôt imaginé le jeune Vincent dans la cage. Mais non, lui, on l'a laissé dans les griffes du jury hurlant. 
 
     Assez insupportables d'ailleurs, les trois juges, à brailler dès qu'on leur demande d'ouvrir la bouche. Alessandra Martines joue la carte de l'émotion (seule figure féminine du trio oblige), jJan-Marc Généreux nous assourdit de sa voix insupportablement trop élévée pour tout et n'importe quoi, Chris Marques modère le tout par des remarques plutôt constructives.

      Tout au long de la soirée, chaque participant a droit à son petit portrait, les novices insistent sur leur nullité en valse, quick-step ou tchatcha, et souhaitent bon courage à leur futur(e) partenaire; les danseurs pro sont ultra motivés par un tel défi (et c'est le petit Grégoire Lyonnet qui va bien nous faire rire en annonçant qu'il s'imagine avec une femme petite, fine, à l'aise dans les portés; il ne sait pas encore que sa partenaire choisie est Marthe Mercadier). S'en suivent images de répétitions, bonne ambiance, ratés, doutes, comme attendu. Et vient le moment de la prestation.

       De là, plusieurs catégories de compétiteurs. Ceux dont on ne doute pas : Matt Pokora et Sofia Essaidi ont beau préciser qu'ils ne savent danser que seuls, il était évident qu'ils s'en sortiraient brillamment. Ceux qui se donnent à fond et nous étonnent : David Ginola, Jean-Marie Bigard, Rossy De Palma, particulièrement appliqués malgré des faiblesses techniques. Ceux qui ne s'en sortent pas : Adriana karembeu, André Manoukian et Marthe Mercadier. La première est raide comme un piquet, le deuxième pas à l'aise du tout, la dernière sauvée par son grand âge mais quelque peu ridicule.

      On nous avait bien survendu le concept, notamment la dernière semaine, avec la grosse info de la blessure de Sofia Essaidi après une lourde chute en répétitions. Vraie ou non, l'info a bien servi de teasing au programme. On verra la miss Sofia en grande forme et très émue le samedi soir en dansant en direct, alors qu'elle pouvait à peine bouger sans pleurer de douleur la veille pour les dernières répétitions en plateau. Mais globalement, on s'ennuie! Une émission longue et répétitive, utilisant le même modèle pour chaque concurrent., d'autant qu'elle s'est conclue par une performance scénique d'un Grégoire encore plus mauvais et exaspérant que d'habitude. La démonstration 100% pro arrive bien sûr à la toute fin, pendant que les votes du public, décidant pour moitié avec le jury du sort des participants, sont comptabilisés. Aux USA, ils en sont à douze saisons. Accrochez-vous,  on en prend déjà pour six semaines...

 


Par Elodie - Publié dans : Critiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 11:40

 

night.jpg

 

C’est le genre de films que l’on va voir en se disant qu’on va se vider la tête, profiter des images, ne pas réfléchir. De l’action, saupoudrée d’humour, de beaux acteurs (sinon c’est pas drôle), un bande originale punchy, un peu de sexe (ou de tension sexuelle, au moins). Et c’est prêt. Ici, on nous vend de surcroit le retour du couple Cruise – Diaz, presque dix ans après le déroutant Vanilla Sky.

 

La demoiselle est mécano à ses heures, le monsieur, on ne sait pas trop. En réalité, l’agent du FBI qu’il est va user de ses charmes pour emmener la miss dans sa course folle. Oui parce que, forcément, il a tout le FBI aux fesses. Et à cause de quoi ? Ses valeurs ! Il a voulu défendre un pauvre gamin au génie d’Einstein que son ex-meilleur ami/collègue a voulu tuer, façon trahison suprême. Scénario banal, check.

 

Tant de millions de dollars de budget, il faut bien que ça serve à quelque chose. Quelques prises de kung-fu, de la mitrailleuse, une course-poursuite (bien réalisée certes, mais c’était quand même la moindre des choses…), des séjours un peu partout dans le monde. Un côté James Bond, un peu Mr & Mrs Smith, une pincée de Mission Impossible… les gadgets en moins. Juste de jolis minois hollywoodiens. Cameron Diaz passe allègrement de l’hystérie de la novice à la précision d’une pro en un claquement de doigts. On finit par douter quelques secondes de la bonne foi de notre agent si secret. Qui finira quand même par obtenir la confiance sans faille de la californienne blonde et bronzée qui craque pour lui depuis leur première téquila en tête à tête.

 

En clair, une réalisation de James Mangold (3h10 pour Yuma, Walk the line)  sans aucune surprise. Tout est attendu, le méchant est lisse, la fin connue d’avance. À jeter.

 

 

Par Elodie - Publié dans : Critiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 22:57
 
     Ah la comédie britannique... Tout un programme! Mister Bean, Benny Hill, Quatre mariages et un enterrements, The Full Monty, Monty Python, Joue-la comme Beckham, Chicken run, Le journal de Bridget jones, Hot Fuzz, pour n'en citer que des exemples éparses. Avec souvent en fond, une réalité sociale.
 
      Ici, on nous balance le meurtre sur gages. Prometteur. Plus le thème est incorrect, plus il est appréciable. Réjouissons-nous donc de retrouver Bill Nighy (Good morning England, Hot fuzz, Chronique d'un scandale, Love Actually, Pirates de Caraïbes... ok stop!) dans un costume impeccablement froid, propre, précis, "so british", de l'accent jusqu'au comportement. Il a été formé par ses parents pour devenir LE nettoyeur le plus pro d'Angleterre. Mais quand il craque pour la jeune fille qu'il est censé supprimer, ça complique forcément les choses. La donzelle, Emily Blunt (La diable s'habille en Prada), est conservatrice à la National Gallery, adepte de la revente de faux tableaux, mais surtout kleptomane et habile menteuse. Ajoutez à ce duo de choc en cavale un jeune paumé qui leur prête main forte sans même le faire exprès (Rupert Grin, meilleur ami d'Happy Potter). Comme on vous le disait, ça devrait être un trio prometteur. Vous le voyez venir ou pas? Bah oui... finalement, ça ne l'est pas!
 
     Une course poursuite en Mini, une balle tirée par inadvertance, une jeune femme sexy et classe qui s'accroupit pour faire pipi entre deux voitures, on en rit. Mais ça ne dure qu'un temps. Quand la folle aventure se poursuit par des scèneset donc répétitives sur la vie en communauté et en cavale de nos trois énergumènes, on tourne vite en rond. Il y aura forcément une histoire d'amour, forcément des quiprocos, forcément un rebondissement final plus ou moins attendu. Au final, une deuxième moitié de film qui n'a pas vraiment de sens, et ça en devient fatiguant. Et la fin, on n'en parle même pas.
Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 13:04

     On a tous connu ça : une bande-annonce qui attire (vous me direz c’est son job…) et au final un film qui se résume à ladite bande-annonce. Bah voilà, encore piégée.


     On était pourtant bien partis, comme on dit. On installe les couples en questions, quelques scènes plutôt sympas, incisives, décalées, quelques répliques bien trouvées, et les quatre couples qui s’envolent enfin pour Eden Island, l’île paradisiaque (Bora Bora en l’occurrence). Parce que rappelons le pitch : un couple au bord du divorce demande à trois autres couples amis de venir avec eux suivre une thérapie  à l’autre bout du monde, pour des vacances de rêves. Les six autres sont donc obligés de suivre la thérapie, et non de grimper sur un jet ski.
Evidemment, on a droit aux crises, aux reproches, admettons. Mais saupoudrez le tout de cours de « pensée positive conjugale » dispensée par un Jean Reno en slip et reconverti en Gandhi de l’amour, ça ne fait pas franchement rêver…

 

     Dans un cadre idyllique et coloré, on accorde à Vince Vaught une prestation pas trop mauvaise, mais qu’on aurait pu imaginer encore meilleure. Il alterne entre petites phrases bien senties et grandes prises de conscience, façon mari absent sur la voie du repentir. Avouons que Jason Bateman joue le jeu du mec dont la vie doit toujours être millimétrée, sans aucune spontanéité, qui se veut ouvert à tout mais qui est franchement psychorigide. les autres suivent le rythme, sans vraiment rien apporter de concret à l'édifice. Autre déception : Kristin Davis en femme frustrée d’un mari macho et trompeur,  qui devient croqueuse d’hommes en chaleur. Ce n’est pas comme si l’actrice de Sex and the City continuait exactement sur le même registre, puisqu’elle était bien la plus « sage » des quatre new-yorkaises, mais on attendait certainement mieux qu’une caricature. On dira donc une première réalisation plutôt moyenne pour l’acteur Peter Bilingsley, qu’on a pu voir aux côtés de Vince Vaught justement, dans la Rupture en 2006, ou dans Iron Man en 2008.

 

     Résultat : une pseudo réflexion sur le couple après quelques années de mariage et des enfants, où on finit par se dire qu’on nous expose quatre exemples bateau de ce que peut devenir votre couple après 10 ans de vie commune, routine oblige. Pas très édifiant quand on tombe dans la parodie, même ensoleillée.

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 14:29

 

     Prenez un homme considéré comme bien sous tous rapports, une épouse, une fille adorable, un métier qu’il aime, une religion qu’il respecte. Mais cet homme ment, il n’aime pas la vie qu’il mène. Un accident de voiture et c’est la révélation : il faut qu’il vive la vie dont il rêve ! Quelques fraudes à l’assurance plus tard, on retrouve Steven Russell en prison, pour LA rencontre qui va réellement tout changer : Philip Morris. Amoureux, en quelques secondes. Ce lien va les faire évoluer entre arnaques et impostures pour l’un et confiance en soit pour l’autre.

 

     On avait déjà vu Jim Carey dans des films drôles, d’autres plus dramatiques, mais rarement sur les deux tableaux en même temps. Mais sa chance est que les réalisateurs, Glenn Ficarra et John Requa (c’est leur premier long-métrage en duo), lui laissent autant de place qu’il veut pour être expressif dans les deux extrêmes. Face à lui, un Ewan McGregor dans ses petits souliers, pour un rôle presque cousu sur lui. Débordant de fragilité et de sensibilité, sans tomber dans la sensiblerie, il canalise l’énergie débordante de Jim Carrey (merci !). Un duo qui  peut sembler improbable mais qui fonctionne à merveille, les deux acteurs semblent avoir été assez complices lors du tournage pour être plus que crédibles dans les bras l’un de l’autre.

 

     Loin d’être une caricature de l’amour gay (même si on peut émettre quelques craintes à ce sujet au début), le film se concentre sur la relation qui va lier instantanément les deux hommes et les efforts qu’ils sont prêts à faire pour rester ensemble. On a donc davantage à faire une comédie romantique, mais dans le bon sens du terme. Ce n’est pas un film sur l’homosexualité, c’est simplement une (vraie) histoire d’amour. Seul point négatif, quelques longueurs dans les innombrables arnaques de Russell pour sauver l’homme qu’il aime. Allez on leur pardonne ! Après tout, ils arrivent à nous faire passer du rire aux larmes en quelques secondes.

Par Elodie - Publié dans : Critiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 22:34


                                                                bruno.jpg   

     Difficile de rester en place sans se faire remarquer quand on s'appelle Sacha Baron Cohen. L'acteur britannique est désormais connu pour oser à peu près tout, surtout lorsqu'il s'agit de se mettre lui même en scène. Et toujours dans la peau de personnages hauts en couleurs.

     Après le succès de Borat en 2006, il reprend un autre de ses rôles phares, créés pour l'émission britannique The 11 O'clock show. Brüno (prononcez "Brroouuunow") est le présentateur le plus en vue d'Autriche. Gay assumé, il adore se faire remarquer, pour le plus grand bonheur de ses fans. Son nouveau défi : devenir une star aux Etats-Unis.

     Et là on se dit : la bonne idée que voilà! On sent la critique du monde de la mode arriver, avec son lot de mannequins anorexiques, de créateurs aux idées déjantées, de réflexions sur ce qui est in et out, de ceux qui font et défont les tendances en un claquement de doigts et sans que l'on comprenne pourquoi. Et bien sûr un Brüno stéréotypé à souhait pour remettre tout ça en place. Grosse déception.

     On a droit à une accumulation de frasques censées être plus trash les unes que les autres, le but étant pour Brüno de se faire connaître par n'importe quel moyen. Brüno à la chasse "entre vrais mecs". Brüno adopte (achète et se fait livrer) un enfant africain. Brüno tourne un pilote pour sa nouvelle émission de télé. Brüno teste les soirées échangistes (à tendance SM). Brüno veut devenir hétéro. A renfort d'interviews où un wasp lui aussi stéréotypé va nous démontrer par A + B comment faire taire ce gène homosexuel, en allant à la chasse entre hommes, en rencontrant de séduisantes jeunes femmes, en parlant à Dieu. Cela a au moins le mérite de nous faire terminer le film par une espèce de combat de catch entre hétéros du fond de l'Arkansas. Une dénonciation efficace et brute de l'homophobie littéralement viscérale de certains participants.

     Sacha Baron Cohen se la joue Michael Moore imberbe en mini short. Marrant, mais on s'en lasse vite. La seule chose qu'on peut lui reconnaître est qu'il ose absolument tout. Mais il arrive un moment où faire du trash pour du trash ne suffit pas pour être drôle ou efficacement délatteur.

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 19:36

                                                     burton.jpg    

      Il aura fallu une vie de cinéma et 14 réalisations à Tim Burton pour réaliser un rêve de gosse.  "Un rêve devenu réalité" pour le cinéaste californien qui présidera la 63ème édition du Festival de Cannes, du 12 au 23 mai 2010.

     Si on ne connait pas encore la composition du reste du jury (il faudra pour cela être patient jusqu'à mi-avril), on peut faire confiance au patron de 2010 pour habiller la Croisette de son univers décallé. L'originalité et l'imaginaire de Burton trancheront, après la froideur d'Isabelle Huppert de l'an dernier et le glamour désormais international de Marion Cotillard, invitée à présider la cérémonie des Césars en février prochain.

     La sélection officielle des films en compétition n'a pas encore été dévoilée mais le papa d'Edward aux mains d'argent sera déjà de passage en France début avril pour nous faire découvrir son dernier né : Alice au Pays des Merveilles.

Par Elodie - Publié dans : News
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 16:56

    
     Le divertissement français peut--il être innovant? A l’heure du retour de Tournez Manèges! sur nos écrans et Questions pour un Champion qui ne quitte pas l’antenne (ceci n’est pas une attaque personnelle), on se dit que les téléspectateurs sont en droit d’attendre du mouvement dans les programmes. Alors bien sûr, on nous sert du Hell’s Kitchen et on nous promet des Dating in the Dark made in USA…

     En attendant, W9 a fait encore plus fort! Un super programme tout nouveau, tout beau. Tenez-vous bien, ça va vous laisser sans voix. Le principe : un jury de trois personnalités du monde de la musique auditionne des graines de chanteurs à travars la France. Et même que si le jury aime bien, ça donne le droit aux candidats de monter sur Paris pour passer les prochaines sélections. Et puis ce mystérieux nom… « X Factor ». On vous voit déjà venir. Non, ce n’est pas le même concept que Nouvelle Star. J’en veux pour preuve, ici , le télé crochet est ouvert aux candidats de 16 à 99 ans, et on peut aussi venir en groupe. Donc oui, gros changement. Au lieu de voir André Manoukian se moquer du leggin léopard d’une candidate en la traitant de péripatéticienne, on se retrouve avec Marc Cerrone, Julie Zenatti et Alain Lanty en train d’auditionner des petits vieux qui se disent chanteurs et qui répètent « comment? » à chaque question parce qu’ils n’entendent rien. Pas bien.

     Mieux encore? Un groupe de petits jeunes  arrivent de leur sud et interprètent « J’irai au bout de mes rêves » à six voix. Le jury n’est pas convaincu, il tergiverse. 15 minutes d’hésitation et de suspense insoutenable plus tard, on envoie la coach vocal de l’émission dire aux graines de chanteurs qu’on leur accorde une seconde chance mais à une condition : que le groupe ne compte que quatre membres. Quelle cruauté sans nom! Les producteurs seront ravis de voir encore plus de larmes à l’écran. Évidemment les quatre repassent, sont sélectionnés et se sautent dans les bras. Et les deux sacrifiés dans tout ça??

     Côté jury, on continue dans le sous-effectif féminin, et Cerrone remplace Philippe Manœuvre pour les lunettes fashion. On imagine bien Alain Lanty reprendre vaillamment le rôle de Sinclair, pas bavard, très calé sur certains sujets et ému quand il le faut. Ça tombe bien parce que Sinclair a claqué la porte de chez M6. Il s’ennuyait sur les primes.

     Pas de panique, côté nouveautés on vous prépare déjà Secret Story 4 et un Koh Lanta VIP. Sans compter NRJ12 qui vient de lancer son Poker Mission Caraïbes avec Clara Morgane en présentatrice vedette. Comme quoi il n’y a pas que W9 qui mise sur le X pour attirer des téléspectateurs en mal de télé réalité sans saveur.

Par Elodie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 10:54

     
     Il était une fois en France, sous l’occupation nazie… Un titre que Quentin Tarantino aurait pu donner à son nouveau film (il n’en sera que le premier chapitre). L’idée du réalisateur américain ? Une série d’une dizaine d’épisodes sur la Seconde Guerre Mondiale. C’était sans compter sur l’intervention de son pote Luc Besson. Pas une bonne idée a dit le monsieur. Pas envie d’attendre des années pour voir ton prochain film. Résultat, Quentin s’est remis à l’écriture dès le lendemain pour accoucher de ses fameux Basterds. Et on l’en remercie.

 

     Evidemment, on reconnaît en quelques secondes que c’est du Tarantino tout craché. Film découpé en chapitres n’ayant pas toujours une suite logique, à première vue. Sans oublier une BO inimitable. Mais le plus décevant aurait été de se retrouver devant des personnages qui manquent de saveur. Rassurez-vous, on est servis ! Surtout grâce au doublé Waltz/Pitt absolument délicieux. L’un campe le « chasseur de Juifs », envoyé par le Fürher dans les campagnes françaises pour traquer la moindre résistance. Il est drôle et inquiétant à la fois, passant d’une humeur fantasque à une cruauté terrifiante en quelques dixièmes de seconde. Une vraie source de stress pour le réalisateur américain qui aura longtemps cherché son acteur polyglotte si parfait et tant désiré avant de mettre la main sur Christopher Waltz. Une interprétation magistrale qui lui aura valu le prix d’interprétation masculine à Cannes en mai dernier. Face à lui, un Brad Pitt plutôt efficace en scalpeur de nazis charismatique, violent et incisif. Il se glisse ici dans la peau d’Aldo Raine, fort en discours dès sa première apparition à l’écran où il « motive » ses recrues. On est à la limite de la caricature, il faut l’avouer, mais le côté moustache, gueule cassée et répliques cinglantes a le mérite de convaincre. Ses acolytes méchamment inquiétants aident beaucoup. Mais les Basterds, non qui leur est donné par les allemands, ne font pas le film à eux seuls.

 

     Comme toujours, Quentin Tarantino alterne entre violence et silences pesants. Le chapitre 1 par exemple est d’une lenteur folle. Pourtant, il nous tient en haleine de la première à la dernière seconde, tout comme le chasseur de Juifs aime jouer avec les nerfs des gens qu’il a face à lui. Pendant de longues minutes, on ne change pas de valeur de plan, tant que lui n’a pas décidé d’affirmer qu’il sait que des Juifs se cachent dans la maison. Tarantino finit par enfin nous accorder un gros plan pour découvrir la réaction difficile à contenir du paysan français. Mais que les fans se rassurent, on trouve notre compte de balles, gorges tranchées, scalpes et autres couteaux plantés.

 

     La vengeance juive, personnalisée par deux parcours, puisque parallèlement au projet fou des bâtards,  on retrouve Shoshanah Dreyfus, dont la famille a été massacrée par le Chasseur, en directrice d’un cinéma et assoiffée de vengeance. Mélanie Laurent est toute en silences (un peu trop même) et en retenue. Elle avait d’ailleurs raconté que pendant le tournage, Tarantino l’avait fait poireauté plusieurs jours d’affilée avant de la faire tourner, histoire d’être sûr qu’elle soit bien énervée quand elle aurait enfin le droit de jouer. On cherche encore la scène dans laquelle elle est « ultra énervée » mais bon pourquoi pas…

 

     Pour un premier film historique, le pari était assez élevé. Faire rire tout en exposant la réalité brutale et cruelle de la guerre. Cela donne au final quelques scènes d’anthologie, avec des personnages aux comportements improbablement décalés par rapport à leur situation. Il sort quand le prochain Tarantino déjà ?

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 20:17


     Michel Mann aime les personnages complexes, ceux dont il peut explorer à loisir les limites et la personnalité. Face à celle de John Dillinger, on reste difficilement de glace. L’homme a été surnommé "l’ennemi public numéro 1" par le chef du FBI, John Edgar Hoover, dans les années 1930. Son créneau ? Le braquage de banque. Mais plus qu’un hobbie ou une vocation, cela semble aussi être une manière de vivre, un moyen d’exprimer sa personnalité. Il aime les belles femmes, les voitures rapides, les armes à la pointe de la technologie. Il ne laisse rien au hasard, met tout au service de ce qu'il entreprend. Il demandait même à être placé, lors de ses différents séjours, dans les prisons les plus connues du pays, pour pouvoir côtoyer le « gratin » dans son domaine et s’entourer des meilleurs.

 

     Un personnage que Johnny Depp a manifestement incarné avec plaisir. Moins grimé que dans nombre de ses précédents films, celui-là ne reste pas moins en costumes d’époque mais Depp ne peut presque pas se reposer sur le look de Dillinger, à part peut-être les lunettes (de vue ou de soleil) qu’il collectionne. On le sent plutôt à l’aise sous les traits d’un gangster à la fois dangereux et respectueux. Il use à juste dose de ce sourire en coin qu’on finit par trouver de plus en plus expressif, presque perturbant, au fur et à mesure que le film avance. Même si après une petite heure, on se demande vraiment s’il avance.

 

     Heureusement, cela ne durera pas. La deuxième partie du film montre un bandit de plus en plus remis en question. Deux raisons à cela. La première, évidente : on a mis sur sa trace l’agent le plus déterminé du FBI, Melvin Purvis. Soit dit en passant, Christian Bale est toujours aussi insipide, même en faisant des effets de manteau et avec un fusil à pompe au bout du bras. Pas d’expression, pas de jeu exceptionnel. On s’ennuie quand il est là, autant que dans Batman. La deuxième chose qui va bouleverser l’existence de Dillinger est bien sûr sa rencontre avec Billie Frechette, campée par Marion Cotillard. Convaincante, assurément. On regretterait presque de ne pas la voir davantage à l’écran tant le couple qu’elle forme avec Depp est fort. Pas vraiment Bonny and Clyde puisqu’elle le suit plus qu’autre chose. Un peu plus Sailor et Lula, dans le côté instantanément inconditionnel qu’ils donnent à leur histoire d’amour. 

                                                         

     Mais attention, pas de scènes à l’eau de rose ! Les dialogues sont directs, plutôt tranchés. Ils vont droit au but, comme la manière de filmer de Michael Mann. 2h30 où le réalisateur s’amuse avec sa caméra numérique à capturer un maximum de gros plans de ses acteurs. Parfois à un tel point qu’on voit le maquillage et les pores de leur peau. Mais on s’en accommode vite puisqu’ils alternent avec des scènes d’action plutôt musclées. Beaucoup de mouvement (et de balles !!!). Le passage de nuit dans la forêt est par ailleurs particulièrement réussi car Mann arrive à alterner images presque tremblantes et plans fixes, ne figeant l’action que si nécessaire pour mieux accentuer le suspense. Il fait de même côté son, passant de scènes très bruyantes à certains plans pratiquement muets et au ralenti. Point trop n’en faut, il en use intelligemment.

Par Elodie - Publié dans : Critiques
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Créer un Blog

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés