Qui n'a pas un jour rêvé de décrocher le jackpot à Vegas? 
Et tant qu'à être un génie, autant miser sur le calcul de base, règle infallible pour empocher le pactole au blackjack. Alors quand Ben comprend que sa bosse des maths
peut lui permettre de se payer Harvardet une vie de luxe en prime, c'est l'inévitable engrenage.
Un film à deux vitesses. Les aléas entre une existence estudiantine morose à Boston et le monde de la nuit dans le temple des casinos donnent un certain rythme à
l'histoire, mais pas assez pour nous empêcher de regarder la montre. Le scénario est loin d'être surprenant et il faut bien le dire, cousu de fil blanc. Un protagoniste avec ses failles, une
jolie fille dont le seul rôle consiste à faire fondre notre héros, un meilleur ami collant, trahi mais compréhensif, un mentor, un méchant...rien de bien exceptionnel.
Robert Luketic, réalisateur en 2001 de la Revanche d'une blonde, nous plonge littéralement dans ce monde de starss et pailettes, de suites luxueuses, de
champagne à gogo et de boutiques hors de prix. Mais il abuse de ralentis innombrabres, qui pourraient faire la force du film s'ils étaient utilisés à meilleur essient.
Soulignons quand même les bons points, car il y en a ! Kevin Spacey est toujours aussi bluffant. Après des rôles phares dans American Beauty ou Usual
Suspects, il se rapproche ici d'un pseudo John Keating, professeur de langue anglaise interprété par Robin Williams dans le Cercle des poètes disparus. Il dirige son petit groupe de
jeunes arrivistes pas si boutonneux d'une main de maître, insufflant respect et autorité, ne serait-ce que par sa voix. Un timbre qui s'impose et s'joute à une bande originale à tomber par
terre
Depuis qu'il en avait acheté les droits en 2002, Kevin Spacey tentait de faire produire cette adaptation du best-seller Bringing Down the House : The Inside Story of
Six MIT Students Who Took Vegas for Millions de Ben Mezrich, vendu à plus d'1,5 million d'exemplaires et tiré d'une
histoire vraie d'étudiants du Massachusetts.
La bande de jeunes pros des tapis verts rapelle vaguement celle d'un Danny Ocean mais on est loin d'atteindre le piquant de la trilogie de Steven Soderbergh.
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Pour avoir un autre avis, je vous invite à lire une autre critique du film sur le blog Objectif Une en cliquant ici
par Elodie
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Critiques
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Dure vision que celle des jeunes
étudiants américains du début du 21ème siècle. Une vie fragmentée entre déceptions amoureuses, désillusions, shoots à l'ecstasy, cuites monumentales et tentatives de
suicides.
Voix off et images choc sont de mise pour venir ponctuer cette chronique d'une jeunesse en pleine crise d'identité. Un jeune homme qui
assume pleinement son homosexualité, un autre n'apprécie plus d'être un tombeur, réputation dont la moitié des étudiantes du campus peuvent témoigner. Et face à eux, l'image parfaite qu'une
jeune fille se crée en croyant que son premier amour est le prince charmant.
Pour sa deuxième réalisation après Killing Zoe en 1994, Roger Avary livre ici le journal intime d'étudiants entre
autodestruction et introspection. Le scénariste de Pulp
Fiction et La légende de
Beowulf se glisse dans la peau des personnages du roman de l'auteur américain Bret Easton Ellis, les forçant à se révéler. Pour cela, différents plans, points de vue et
visions, pour une même scène.
L'originalité repose sur un film souvent tourné en marche arrière et incrusté de flash back permanents, commençant par la fin. Brouiller
les pistes, ne plus savoir où l'histoire commence, où elle termine, comme pour plonger le spectateur dans le malaise que les personnages qui y sont dépeints ressentent.
Pas de panique. L'humour est aussi de mise. Récompense personnelle attribuée à la scène sur fond de Faith de Georges Micheal que les fans du genre ne pourront qu'apprécier.
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par Elodie
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Amitié, amour, collocation,
trentenaires. Dit comme çela, on s'attend à une énième comédie romantique française plate et soporiphique, réflexion moitié déprimante, moitié nian-nian type Modern Love. Il n'en est
rien ! L'adaptation du roman d'Anna Gavalda, publié en 2004, est bien loin des clichés habituels.
Retraçant avant tout l'histoire de rencontres, le film de Claude Berri (Germinal, Jean de Florette) s'attache à des personnages en apparence complètement à l'opposé de ce
qu'ils attendent des autres et de la vie, et pourtant, l'alchimie fonctionne. Philibert, interprété par le très touchant Laurent Stocker, aristocrate timide et passionné d'Histoire, vit
dans un grand appartement parisien qui a appartenu à sa famille. Il y héberge Franck, cuisinier overbooké entre un emploi du temps à rallonges et ses visites à sa grand-mère dont il est proche.
Il accueille ensuite sa voisine Camille, seule, femme de ménage, dessinatrice à ses heures perdues. Les deux collocataires, interprétés avec justesse par le couple Canet - Tautou, sont bien
sûr au centre du film. Mais l'on comprend rapidement que seuls, ces personnages solitaires et en rébellion contre les gens qu'ils cotoient, ne seraient rien.
Ensemble c'est tout ou comment faire comprendre à quatre personnes à priori pas du tout faites pour la vie en communauté, qu'elles peuvent s'apporter mututellement. L'histoire traine
parfois un peu, le spectateur peut se demander où on veut en venir, mais au final le jeu des acteurs est prenant et s'autosuffit. Le tout servi par une bande originale plutot écclectique.
par Elodie
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L'adultère. Presque banalisé
par le cinéma tellement les situations y sont récurrentes.
Mais lorsqu'une enseignante à la quarantaine resplendissante issue de la bourgeoisie londonnienne s'éprend d'un jeune homme, on voit venir le scandale, surtout quand il a 15 ans...
Il faut croire que Cate Blanchett aime se mettre en danger. Déjà particulièrement surprenante dans ses rôles aux looks extrêmes tels que Elizabeth I, Bob Dylan dans I'm not there
ou plus récemment la diabolique Irina Spalko, méchante attitrée du dernier Indiana Jones, l'actrice australienne joue ici dans la cour des sujets qui dérangent. Double vie et
presque double personnalité, on en vient presque à la comprendre.
Mais le film se tient également grâce à ce lien qu'elle va tisser avec Barbara Covett, interprétée par l'excellente Judi Dench ( Shakespeare in love, James Bond ) dans une
froideur implacable parfois effrayante. Seule gardienne de son secret, elle sait qu'elle pourra établir une amitié exclusive avec sa jeune proie. Comme si les deux femmes ne se contrôlaient pas.
Sheba trompe un mari beaucoup plus âgé qu'elle comme pour rattraper la jeunesse qu'elle n'a pas pleinement vécue. Barbara s'invente une histoire, un amour, qu'elle ne veut qu'à elle.
Histoire à scandale. Thriller psychologique. Richard Eyre signe une adaptation du roman de Zoe Heller qui accroche le spectateur au moindre de ses plans et sublime le talent de Judi Dench et Cate
Blanchett.
par Elodie
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"At last, my arm is complete again! ". Les afficionados du dernier Burton reconnaîtront bien sûr la célèbre réplique du diabolique
barbier de Fleet Street. Sweeney Todd, interprété par le majestueux Johnny Depp, qui fête aujourd'hui ses 45 ans.
L'occasion de se pencher sur quelques points de sa carrière et de sa vie, à travers un petit quizz.
1) Quel était le nom de la série télévisée qui l'a fait connaître
du grand public ?
a) Angela 15 ans
b) Dark Shadows
c) 21 jump street
d) Dallas
2) Quel personnage incarnait-il dans La Neuvième Porte de Roman Polanski ?
a) James Barrie
b) George Jung
c) William Blake
d) Dean Corso
3) Combien de films Tim Burton et Johnny Depp ont-ils tourné ensemble ?
a) 5
b) 6
c) 7
d) 8
4) Qui était la partenaire de Johnny Depp et Léonardo DiCaprio dans Gilbert Grape ?
a) Claire Danes
b) Juliette Lewis
c) Meryl Streep
d) Cameron Diaz
5) Avec quel réalisateur n'a-t-il jamais tourné ?
a) Emir Kusturica
b) Yvan Attal
c) Lasse Hallstrom
d) Martin Scorsese
6) Aux côtés de quelle actrice française va-t-il prochainement tourner ?
a) Marion Cotillard
b) Juliette Binoche
c) Virginie Ledoyen
d) Catherine Deneuve
7) Dans quel film ne se drogue-t-il pas ?
a) Gilbert Grape
b) From hell
c) Blow
d) Las vegas parano
Un cadeau pour le gagnant !
Résultats dans trois jours !
Barbouze : nom masculin ou féminin, familier, agent d'un service secret.
Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche, Mireille Darc, casting de rêve ! 1964, Georges Lautner met en scène la fine fleur du cinéma français de l'époque dans une parodie de films
d'espionnage complètement décalée.
Après la mort d'un riche baron qui détenait des formules scientifiques secrètes, quatre espions se rendent dans la demeure du défunt afin de mettre la main dessus. Bien sûr la tâche est loin
d'être facile. Deux agents français, un allemand et un russe, tous venus avec leurs techniques plus ou moins farfelues pour empêcher l'autre de faire aboutir sa mission. Micros dans les bougies,
lustres tueurs, chasses d'eau explosives, tout y passe.
Lautner et ses acteurs nous gratifient de scènes absolument rocambolesques et pas du tout crédibles, et c'est ce qui fait le film! Entre bourre-pif ultra sonores et murs en carton défoncés,
on appréciera les dialogues incisifs de Michel Audiard. Lino Ventura, pour sa deuxième collaboration avec Lautner après les Tontons flingueurs en 1963 ( suivra Ne nous fâchons
pas en 1965), est au sommet de son art. Sûr de lui, bagarreur, protecteur, il incarne le gentleman-agent-tueur venu protéger une veuve pas si triste que ça. Mireille Darc est parfaite en
blonde décolorée richissime et peu pudique. Sans oublier Bernard Blier dont les phrases assassines suffiraient presque à porter le film.
A voir et à revoir.
par Elodie
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« Je déclare la 61ème édition du festival de Cannes ouverte ». Et voilà, c'est parti. Vous en rêviez, il l'a
fait ! Même si on a failli attendre... Claude Lanzmann (réalisateur de Shoah ) a réussi à presque endormir la moitié de la salle avec un discours émouvant mais, il faut bien le
reconnaître, soporifique.
Claude
Lanzmann (à gauche) et le jury
La cérémonie a été à la fois convenue et originale. Les stars et les célébrités se côtoyaient gentiment à quelques fauteuils rouges les uns des autres. On se demande quand même ce que vient
faire Raymond Domenech sous l'œil des cameras cinéphiles mais qu'importe. Denis Hooper, Cate Blanchett (qui vient présenter le 4ème Indiana Jones) ou encore Eva Longoria (
« Comment vont les Desperate Housewifes ? Où est Tony ? », merci Laurent Weil), que du beau monde. Le jury au grand complet s'est bien sûr prêté au jeu des flashs
crépitants en montant « the red carpet ».
Le festival a débuté hier soir par le projection du petit dernier du réalisateur brésilien Fernando Meirelles, Blindness. On lui
doit notamment The Constant gardener ou La Cité de Dieu. Mettant en scène un casting assez impressionnant (Julianne Moore, Marc Ruffalo, Denis Hooper, Danny Glover, Gael Garcia
Bernal...), il dépeint cette fois l'univers d'une ville où se répand une étrange épidémie de cécité, forçant les autorités à mettre en quarantaine les personnes touchées. Une seule femme,
non-atteinte, pourra leur redonner espoir en la condition humaine.
Une cérémonie d'ouverture sous
le signe de l'originalité, n'en déplaise aux plus conservateurs. Edouard Baer nous a servi sur un plateau un discours inspiré et émouvant, drôle et envoûtant. Et le clou du spectacle (désolé
Claude), Richie Havens, 30 ans après avoir ouvert Woodstock, venu spécialement chanter pour Sean Penn. Le président du jury a manifestement beaucoup apprécié ce cadeau, même si ça ne l'a pas fait
devenir plus avenant envers les journalistes. Eternel rebelle, Sean ne donne pas d'interview, malgré la très remarquable tentative de Laurent Weil hier soir en bas des marches de lui arracher
quelques mots, Sean ne se laisse photographier par aucun journaliste, Sean fait la tronche pendant les photo-call, Sean ne respecte pas les interdictions de fumer et allume des clopes en cachette
pendant les conférences de presse! Ah, Sean...
par Elodie
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Tapis rouges déployés, champagne au frais, stars pomponnées. Faites place, la Croisette revêt strass et paillettes pour recevoir le gratin du cinéma mondial pendant 12
jours de projections et de soirées ultra VIP. Smokings et robes de couturiers seront de sortie, Festival de Cannes oblige.
Le rendez-vous annuel du plus français des événements cinématographiques accueille pour sa 61ème édition pas moins de 4000 films, dont 22 seront en compétition
devant un jury des plus prestigieux. Aux commandes, le bad boy d'Hollywood, Sean Penn, réalisateur du magnifique Into the Wild en 2007 et lauréat du prix d'interprétation masculine en
1997 pour son rôle dans She's so lovely de Nick Cassavetes. Il sera entouré de 8 grands noms du cinéma, notamment l'actrice américaine Nathalie Portman qu'on ne présente plus, Alfonso
Cuaron, réalisateur mexicain à qui l'on doit le troisième volet des aventures du célèbre sorcier à la cicatrice, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, ou encore Rachid Bouchareb,
réalisateur d'Indigènes, pour n'en citer que les plus connus.
En compétition, des films de 13 nationalités différentes, comme par exemple Che de l'américain Steven Soderberg (Ocean's 13,
Solaris, Erin Brockovich ), qui revient sur la vie du célèbre révolutionnaire ; La frontière de l'aube, du français Philippe Garrel ; ou le petit dernier des
frères Dardenne ( L'Enfant, Rosetta ), Le silence de Lorna.
Edouard Baer donnera le coup d'envoi du festival le plus médiatisé du monde en présentant la cérémonie d'ouverture ce soir au Palais des festivals. 12 jours devant le
grand écran, offrant un regard sur le monde de la pellicule et des salles obscures. Cannes fait son cinéma depuis 1946 et n'a pas fini de briller.
par Elodie
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Faire sauter une serrure grâce à
un bout de ficelle et un morceau de chewing-gum. Déclencher un mécanisme avec une épingle à cheveu ou un trombone. A MacGyver rien d’impossible. Le célèbre bricoleur américain interprété dans les années 80 par Richard Dean Anderson risque de reprendre du
service.
Après les adaptations cinématographiques d’autres séries cultes comme
Starsky et Hutch en 2004 ( Ben Stiller et Owen Wilson tenant les deux rôles principaux ) ou Miami vice en 2006 (avec en têtes d’affiche Colin Farrell et Jamie Foxx),
à MacGyver de rejoindre le grand écran. C’est en tout cas ce qu’a affirmé le créateur de la série culte, Lee David Zlotoff, lors du Maker Faire 2008 de San Mateo en Californie le week-end
dernier. Zlotoff, qui a récemment travaillé sur la série NCIS –Enquêtes spéciales en tant que scénariste, détiendrait les droits de la série et a annoncé un film gros
budget.
Une nouvelle qui devrait réjouir les fans, malgré un suspense qui reste entier autour de l’acteur qui tiendra le rôle
culte.
par Elodie
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