Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /2009 02:18

      Quelques jours après les Oscars, le cinéma français récompensait vendredi ses artistes. Problème : ce genre de cérémonies est bien connu pour être ennuyeux et rébarbatif... Même certains acteurs y vont à reculons... Cette année, la remise des Césars n'a pas été réellement surprenante dans son déroulement, et pas vraiment fun non plus. Comme d'habitude les gens ne sont pas très actifs, ne rient pas beaucoup, même quand les acteurs-humoristes se succèdent sur la scène du théâtre du Chatelet pour agayer un petit peu cette morose soirée...

     Car heureusement qu'ils étaient là ! Merci Florence, merci Julie, merci Dany, merci Antoine. De Caunes, bien sûr, maître de cette cérémonie 2009, qui n'hésite pas à s'offrir un tableau "Singin' in the rain" juste après le discours d'ouverture de Charlotte Gainsbourg, présidente cette année. Classe, très émue, touchante, de la vraie Charlotte, rien de trop, rien de manquant. Suivront Florence Foresti ultra féminine qui se la pète avec un scénar bidon et réussit à faire monter Sean Penn sur scène, ou Julie Ferrier qui choque la bienséance britannique d'Emma Thompson en montrant ouvertement un sein en remettant son prix. Emma Thompson, absolument divine et inspirée dans son hommage à Dustin Hoffman, qui a reçu vendredi soir un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

     Mais retenons un palmarès général plus qu'écrasant. Pas moins de 7 récompenses sur 9 nominations pour le Séraphine de Martin Provost, dont le César du meilleur film et celui de meilleure actrice pour son interprète Yolande Moreau. Jean-François Richet et son Mesrine n'auront rafflé "que" deux statuettes mais non des moindres : meilleur réalisateur et meilleur acteur pour Vincent Cassel. Autre grand gagnant, Le Premier jour du reste de ta vie, réalisé par Rémi Bezançon, qui a révélé deux espoirs, Déborah François et Marc-André Grondin.

     Alors bien sûr, on n'aura pas réussi à éviter les remerciements qui ressemblent à des oraisons funèbres, les fausses surprises des vainqueurs se levant et souriant à peine tellement ils étaient persuadés de le gagner. Elsa Zylberstein a remercié tout en gémissements, les élèves d'Entre les Murs se sont lâchés et Dany Boon a assumé sa polémique en venant remettre un prix. Haut de costume et bas de survêtement, orange, "parce que de toute façon quand t'es comique t'es pas censé te lever donc personne ne verra ton pantalon". Avec humour et assurance, mais pas trop, pour souligner l'absence des films comiques aux Césars.

     Mais franchement... arrêtez de donner des Césars à 5 films dans l'année ! Séraphine n'a pas été vu par autant de téléspectateurs que d'autres longs-métrages (500 000 entrées avant la cérémonie tout de même), mais ça n'est pas une raison pour toujours primer à outrance. Peu de films nommés et forcément encore moins de gagnants, le cinéma français est-il trop élitiste? Mais comme tout le monde dit... "je remercie Claude Berri".



Par Elodie - Publié dans : News - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 00:57

LOL

Dreams are my reality... ok, les ados ne font peut-être plus vraiment de boums l'après-midi, volets fermés à boire du coca, et ils ne posent certainement plus du Richard Sanderson sur les platines pour emballer les filles... Non, aujourd'hui les ados sont fashion, ils portent des jeans moulants, des Converses ou des talons, ont plein de cheveux plein la tête comme les BB Brunes et font de la musique avec un groupe de potes. Aujourd'hui les ados fument tous du shit, boivent de l'alcool, organisent des soirées dans le dos de leurs parents, droguent leurs surveillants au somnifère et font le mur en pleine semaine pour sortir en boîte dans Paris.

 

Cliché. Cela résume plutôt bien la vision que Lisa Azuelos nous propose des jeun's dans son LOL (Laughing out loud), comprenez « mort de rire » en langage MSN. On concèdera qu'il y a des évidences, comme cette addiction au portable ou au chat, qui ne contamine d'ailleurs pas que les ados. Mais au final, les ados des années 2000 n'ont pas forcément des préoccupations différentes de celle des années 80. On aurait aussi pu voir Claude Brasseur s'exclamer dans LOL, « t'es malade, enceinte, droguée, un coup dur, tu téléphones ! », autant que dans la Boum. Donc Sophie Marceau à la place de Brigitte Fossey, presque 30 ans après, relevait d'un choix à la fois tentant et convenu. L'alchimie mère-fille fonctionne, et heureusement !, puisque c'était quand même l'un des thèmes principaux de la réalisatrice.

 

     Pour camper sa bande de lycéens, Azuelos s'est appuyée sur Christa Theret, qui avait fait ses débuts dans Et toi t'es sur qui, et sur une poignée de jeunes acteurs tous débutants. Ils sont convaincants certes, mais trop parfaits ! Pas un seul bouton d'acné, pas une mèche qui dépasse, enfin ça, c'est une question de point de vue...

 

    Au final, on s' attend au voyage de classe en Angleterre, à la jalousie entre meilleurs potes, à la fille que tout le monde prend pour une pute, au gosse de riche coincé mais pas trop, à la toute première fois de l'héroïne avec le garçon qu'elle aime et aux crises des parents divorcés et dépassés. Seules les scènes où les adultes parlent franco sont moins linéaires. Ce sont ces moments là qui montrent très bien que Lisa Azuelos peut faire dans la réplique cinglante et la répartie fine, tout comme dans Comme t'y es belle ou auparavant 15 août. Elle semble en tout cas plus à l'aise avec les quadras qu'avec les ados.

 

     Sophie Marceau convainc, Jocelyn Quivrin aussi, seul Alexandre Astier paraît mis en quarantaine. Il aurait pu avoir un rôle où il s'exprime davantage, et non un personnage qui l'enferme dans la culpabilité adultérine ou le fait d'être dépassé par ses gosses. Au final, une vision réaliste mais édulcorée des relations parents-enfants.

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 20:03


     On avait laissé Danny Boyle au bord d'une plage paradisiaque. Mais comme le réalisateur américain n'est pas à un changement de cap près... il nous donne cette fois rendez-vous dans les bidons-villes indiens de Mumbai.

Inspiré du livre de l'auteur indien Vikas Swarup, "Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire", Slumdog Millionaire peut être vu comme une occasion de dresser une fresque indienne, de faire partager une partie de la culture du pays mais aussi de son histoire, à travers les yeux d'un jeune garçon qui y grandit.

 


     Le réalisateur de l'excellent Trainspotting avait déjà essayé, mais en vain, de nous embarquer dans un pays d'Asie où il poussait déjà son héros à faire de nouvelles expériences, à se découvrir une vie, à changer. Mais La Plage de Leonardo DiCaprio était nettement moins convaincante.  Ici, on voit grandir Jamal tout au long du film, sous prétexte de comprendre comment et pourquoi il est capable de répondre aux questions d'un jeu télé alors que c'est un intouchable. Si l'histoire de ce jeune homme qui jouera à la fois de chances et de malchances peut être considérée comme très romancée pour servir le film, elle n'en reste pas moins surprenante, touchante, mais aussi profondément optimiste tout en restant réaliste.

 


     Et nous voilà emportés. Littéralement. On voyage, on écoute, on voit, on en prend plein les yeux. Scène emblématique : des enfants de 7 ans qui courent dans un bidon-ville à feu et à sang, sur une musique qui vous transporte. Et là, ça donne des frissons.... Danny Boyle a choisi non pas de tourner en studios, mais directement entre poussière et taudis. L'authenticité et la vérité qui en ressortent n'en seront que plus appréciées.

 


     Une petite longueur dans le film, parce qu'après plus d'une heure et demi, on doit bien avouer qu'on commence à s'impatienter sur le résultat final! L'acteur Dev Patel,  qui incarne Jamal jeune adulte, est parfois émouvant, mais souvent trop fade, sage et inanimé. Dommage quand on le compare aux jeunes comédiens qui incarnent le même rôle plus jeune. Eux sont étonnants.

 


     Un final sur touche de Bollywood, mais juste ce qu'il faut pour ne pas tomber dans le cliché. On pourrait rire autant que pleurer, et on en ressort des images et des couleurs plein la tête.



Bande-annonce



Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 16:52


     Gad Elmaleh franchit les portes d’Hollywood, et pas par la petite porte puisque l’humoriste préféré des français s’apprête à tourner sous la direction de Steven Spielberg !

Même si l’on ne sait pas encore quel rôle il tiendra, il a été confirmé que l’interprète de Chouchou fait partie du casting de la trilogie intitulée Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne, inspirée des tomes 11 et 12 de la célèbre bande-dessinée, Le secret de la Licorne et le Trésor de Rackham le Rouge.

 

     Et le casting est loin d’être décevant. On sait déjà que c’est Jamie Bell, révélé par l’excellent Billy Elliott de Stephen Daldry, qui prêtera ses traits au reporter téméraire. Daniel Craig quittera son smoking d’agent secret pour incarner quant à lui Rackham le Rouge, méchant d’anthologie pour tous les lecteurs assidus des aventures de Tintin. On verra également Andy Serkis (Le seigneur des anneaux) en Capitaine Haddock ou Simon Pegg et Nick Frost, tous les deux vus dans Hot Fuzz en 2007, pour jouer les irremplaçables Dupont et Dupond.

 

Sortie prévue en 2011. 

Par Elodie - Publié dans : News - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 00:00

Et oui, déjà un an que j'ai créé ce blog ! Quelques articles, pas très nombreux certes, mais que j'essaie de vous présenter assez documentés et précis quand je le peux, et quand ce sont des films qui s'y prêtent, selon moi.

J'avoue l'avoir un peu laissé à l'abandon depuis fin novembre... mais j'espère pouvoir publier plus régulièrement cette année !

Je voulais aussi vous dire que je fais maintenant partie des auteurs du blog Le cinéma d'Olivier. Je remercie Olivier de m'avoir proposé d'y participer et je vous invite à y jeter un coup d'oeil bien sûr, il en vaut largement la peine.

A très vite,

Elodie

Par Elodie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 17:25

    Londres. Capitale européenne, culture, riches familles qui prospèrent dans le milieu des affaires, jeunes hommes et femmes à la recherche d’un avenir et d’une moitié. Woody Allen s’appuie  sur des clichés pour en sortir un véritable chef d’œuvre. Au départ : un jeune homme de condition modeste, dans un ascenseur social un peu en panne, et qui va avoir la chance de donner des cours de tennis à un fils de bonne famille. Coup de bol, il a une sœur, plutôt jolie. Mais il a aussi une fiancée, plutôt mystérieuse et envoutante. Dès le début donc, dilemme ! D’un côté la stabilité, la sécurité d’une situation familiale, rangée, tranquille, confortable mais... routinière. De l’autre, la passion, l’interdit, le piquant, le sensuel, le charnel. Pour résumer : le matériel ou le romanesque? Le spectateur aura droit à deux heures d’hésitations, pour au final se demander s’il aurait fait le même choix que le héros.

 

 

     A travers le parcours de cet arriviste irlandais dans une Londres bobo et attirante, on visite les quartiers, les musées (fabuleux Tate Modern sur les bords de la Tamise, pourtant recréé en studios puisqu'interdit aux tournages), mais aussi les doutes d’une jeunesse dont les envies et les priorités peuvent être bien différentes selon les personnalités. Quand l’épouse, Emily Mortimer, ne rêve que de mariage et d'enfants, la maîtresse, Scarlett Johansson, court les castings, se cherche et déplore son propre manque de réussite. Jonathan Rhys-Meyers, dans le rôle principal, impressionne de par son double comportement, sa capacité à captiver le spectateur et surprend par un étonnant changement de personnalité. On l’avait découvert entraineur de foot dans Joue-la comme Beckham en 2002 aux côtés de Keira Kneightley, il avait ensuite explosé dans la sulfureuse et médiatique série Les Tudors, dans laquelle il incarnait le charismatique Henri VIII. Le rôle de Joe dans Joue-la comme Beckham a d'ailleurs été un déclic pour Allen : "Dès l'instant où j'ai pensé à lui pour le rôle, cela a été impossible d'envisager quiconque d'autre..."

 

 

     Mais la révélation (ou plutôt confirmation) du film reste sans aucun doute Scarlett Johansson… On a tous, ou presque, vu ou entendu parler de L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, premier grand film dans lequel elle va s’illustrer, avec à ses côtés, excusez du peu, Robert Redford et Kristin Scott Thomas. Il y a pire pour une jeune actrice de 14 ans qui ne tourne que depuis trois ans. Ça nous ferait presque penser à un certain Léonardo DiCaprio, dont le premier grand rôle, plutôt bluffant, au cinéma, s’était imposé dans Blessures secrètes, où il donnait la réplique à Robert DeNiro et Helen Barkin. Suivront les salués Lost in Translation de Sofia Coppola (avec Bill Murray), La jeune fille à la Perle (de Peter Webber) ou encore The Island (avec Ewan McGregor). Ici encore, elle crève littéralement l’écran. Tout comme Chris Wilton va être immédiatement intrigué et envouté par Nola Rice dans le film,, Scarlett Johansson attire le regard du spectateur à la moindre scène où elle apparaît, accrochant l’œil de la caméra. Un rôle qui se rapproche également de celui qu’elle interprète dans le dernier long-métrage du réalisateur américain, Vicky Cristina Barcelona, pour l’aspect à la fois volontaire, effronté mais aussi perdu du personnage.

 

 

     Match Point, 39ème réalisation de Woody Allen, marque aussi le premier volet de la saga européenne de cet amoureux de New-York, qui pour une fois en est sorti. Elle sera complétée par Scoop, avec Hugh Jackman et toujours Scarlett Johansson, en 2006, puis Le rêve de Cassandre en 2007 avec Colin Farrell et Ewan McGregor. Pour Match Point, le réalisateur a d'ailleur misé sur un casting entièrement britannique, mise à part Scarlett Johansson. "L'Anglais parlé par les Britanniques a beaucoup de charme. Les dialogues dits par des acteurs anglais sonnent toujours incroyablement juste. Je ne vois pas vraiment de différence entre les acteurs britanniques et américains : si un acteur est doué, peu importe sa nationalité. Néanmoins, je trouve que les Anglais ont une façon de travailler vraiment épatante. Est-ce génétique ou dû à leur formation ? En tout cas, ils sont toujours extraordinaires." Un mot qui résume tout le film. Tout simplement bluffant.

 

Par Elodie - Publié dans : Panthéon - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /2008 22:27


Dans la famille Bond, je choisis Craig. Daniel Craig. 6ème Bond de l'Histoire, qui endosse une deuxième fois le costume de 007 pour le 22ème épisode des aventures de l'espion so British. On avait douté de lui au moment d'endosser le rôle mythique pour Casino Royale, sa prestation s'était révélée tout à fait digne de ses prédecesseurs : Sean Connery, Roger Moore, George Lazenby, Timothy Dalton et Pierce Brosnan. Mais il avait indéniablement chamboulé les fondementaux et continue sur cette fois dans Quantum of Solace. Un titre qui en a surpris plus d'un. Plus complexe et surtout plus mystérieux dans ses interprétations. Michael G. Wilson, producteur, explique : "Le titre du film vient d'une nouvelle de Ian Fleming et signifie dans le contexte de cette histoire qu'une relation ne peut être sauvée que si la confiance est restaurée entre les deux parties. "Quantum" signifie quantité et "Solace" consolation, réconfort. Le titre exprime donc l'idée qu'il faut partager ses souffrances pour trouver une issue heureuse et se réconcilier avec les gens. Le générique est à la hauteur. On y voit un agent entre désert et corps de femmes, comme pour nous rapeller que Bond est perdu dans ses propres sentiments, mais aussi pour faire référence au pays phare de l'action. Côté chanson, ce sont finalement Jack White, le leader du groupe de rock The White Stripes, et la chanteuse de R'n'B Alicia Keys, qui ont été choisis par la production pour chanter en duo Another way to die. C'est la première fois qu'une chanson de la saga James Bond est interprétée en duo.

Aux commandes du renouveau, Marc Forster, pas vraiment habitué du genre. On lui doit notamment Neverland (Johnny Depp, Kate Winslet), Les cerfs-volants de Kaboul ou A l'ombre de la haine. Un vrai défi pour le réalisateur. "J'avais très envie de faire ce film, mais c'était une décision difficile à prendre parce que c'était un projet très différent de ceux que j'avais faits avant. Quand vous faites un James Bond, vous devez respecter les codes de la franchise : il doit y avoir des James Bond Girls, de belles voitures, des paysages sublimes et une histoire palpitante. Vous êtes attendu par des millions de fans. Je trouvais cela intimidant, mais cela représentait aussi une fantastique opportunité".

Pas de panique, ils nous a laissé les obligatoires courses de voitures, les jolies, filles, les explosions, les méchants, les trahisons, l'humour... Mais trop peu d'humour! Avec Craig, Bond perd un peu de le flegme britannique qui était sa marque de fabrique sous les traits de ses autres interprètes. Ici, l'espion devient davantage un Jack Bauer ou un Jason Bourne. Une évolution au final plutôt réussie puisqu'elle s'inscrit dans une évolution suivie des cascades de plus en plus spectaculaires et des méchants sans doute plus crédibles, moins caricaturaux.

L'une des choses frappantes de ce nouvel opus est incarnée par notre frenchie Mathieu Amalric. Dans la peau de Dominic Greene, il ne ressemble pas au Chriffre de Casino Royale ou à Renard, auquel a dû se confronter Pierce Brosnan dans Le monde ne suffit pas. Pour Amalric, ce rôle constituait un réel défi : "
Quand j'ai commencé à réfléchir au personnage, j'ai demandé au réalisateur si je pouvais me raser la tête, avoir une cicatrice, un oeil qui saigne ou quelque chose dans ce genre qui puisse m'aider. Marc Forster m'a répondu : "Non, ton regard suffira". Et on confirme, pas de particularité physique déroutante, mais un regard dérangeant. Pantalon blanc impécable, petits mocassins, chemise à fleurs immonde, le méchant croque ici des pommes et parle calmement, sans jamais hausser le ton. Daniel Craig n'a d'ailleurs pas tari d'éloges sur son partenaire français : "Mathieu est un acteur extraordinaire. Son personnage n'est pas un savant fou ou un type à l'ego démesuré qui rêve de devenir le maître du monde. C'est juste un homme très offensif et très intelligent qui utilise ses talents pour manipuler les gens et s'enrichir le plus possible". Mathieu Amalric n'était pas le premier français à donner la réplique à 007. Avant lui, on aura vu Simon Abkarian dans Casino Royale, Sophie Marceau dans Le Monde ne suffit pas, Louis Jourdan dans Octopussy ou encore Michael Lonsdale et Georges Beller dans Mookraker.

Deuxième élément central : la James Bond girl! On a tous des images de femmes fatales, toutes aussi sublimes les unes que les autres, parfois cruches aussi, cela va sans dire... Ici, elle n'est pas cruche, elle est jolie, mais qu'est-ce qu'on s'ennuie!!!! Rien à voir, ou presque avec l'affaire de notre héros, une peau presque orange pour donner un teint "latino" à l'actrice russe Olga Kurylenko. Et même si cela peut relever du défi de prendre la suite d'Halle Berry et Eva Green, son interprétation ne fait pas d'elle une James Bond girl inoubliable...

Enfin, last but not least, n'oublions pas le plus important, notre blondinet! Dans ce nouvelle opus, Bond n'est pas vraiment "fun". Alors oui, il a perdu Vesper, la seule femme qu'il ait jamais aimée, oui elle l'a trahi, oui il souffre... mais il pourrait au moins sourire de temps en temps non? Il tue de sang froid, sans le moindre regret, ne prennant même pas le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes. Heureusement, Daniel Craig a bien suivi ses cours de baston et nous offre quelques scènes plutôt physiques et mémorables, presque trop rares dans un film qui commence très intensément pour échouer dans une séquence finale un peu décevante. Yeux bleus et costume toujours impécable, même quand sa partenaire féminine finit en robe déchirée après une course en avion (si si!!!!), Craig incarne un nouveau James Bond mais semble s'y attacher, et nous aussi!

Pour l'anecdote et ceux qui ne se demandaient pourquoi Quantum of Solace est sorti sur les écrans un vendredi et non un mercredi comme à l'accoutumée, la réponse est simple et a fait sourire. La reine d'Angleterre voulait voir le film avant tous ses concitoyens. Bond est décidément toujours bien "au service de sa majesté"!


Bande-annonce

 

 

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /2008 18:20

     Les candidats à la présidentielle sont-ils trop « people » ? Ce qui est sûr, c’est que les élections américaines ont vu s’engager nombre de célébrités pour l’un ou l’autre des deux camps. A ce jeu, Barack Obama l'emporte clairement en raflant la majorité des suffrages hollywoodiens.

     Pour soutenir leur chouchou, les stars ont mis la main au porte-monnaie. Pas moins de neuf millions de dollars ont été collectés lors d’une soirée huppée organisée à Beverly Hills le 16 septembre dernier. Sorte de gala de bienfaisance présidée par, excusez du peu, Barbara Streisand. Il y avait là de nombreuses stars comme Leonardo DiCaprio, Jodie Foster, Jamie Lee Curtis ou encore le réalisateur Steven Spielberg. Avec un droit d’entrée fixé à 30 000$ et une place de concert à 2500$ supplémentaires, la levée de fonds a été conséquente. Une petite somme que le candidat n’a pas refusé pour aider à financer une campagne de 600 millions de dollars au total, même s’il a préféré renoncer au financement public plafonné à 84 millions.

     L’implication de figures connues n’est pas nouvelle, mais elles se sont véritablement mobilisées en 2008. Son plus fervent suporter notable étant bien sûr Bruce Springsteen, que l'on a vu chanter à ses meetings ou réaliser ses spots. De nombreuses célébrités ont ouvertement apporté leur soutien au sénateur de l’Illinois : Forest Whitaker, Georges Clooney, Morgan Freeman, Susan Sarandon, Will Smith ou Michael Moore, entre autres. Des acteurs de séries télé se sont également associés à d’autres chanteurs et acteurs (Scarlett Johanson, Will.i.am) pour le clip « Yes we can », reprenant le célèbre slogan du leader démocrate.


Madonna attaque, Paris Hilton contre-attaque

     On aurait presque l’impression que la planète Hollywood est en ébullition ! De la convention démocrate pour laquelle Edward Norton a réalisé un documentaire sur Barack Obama à Halle Berry portant un tee-shirt floqué « Obama for change ». Sans compter la reine de la pop, qui décide de s’y mettre aussi et de jouer encore une fois la provocation. Madonna a en effet choisi, pour son Sticky and Sweet Tour, de chanter son titre « Get stupid » sur fond d’images de destruction, de portraits d’Hitler, du président zimbabwéen Mugabe et… de John McCain !

     Difficile pour le candidat républicain de faire face. Il aura néanmoins réussi à obtenir quelques soutiens non négligeables comme le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, les acteurs Jon Voight, Tom Selleck, Sylvester Stallone, Robert Duvall, Clint Eastwood ou Chuck Norris, et les chanteurs Joe Perry (du groupe Aerosmith), LeAnn Rimes ou le rocker Ted Nugent. En réalité, John McCain a davantage réussi à faire parler de lui par les stars dans des termes plutôt moqueurs ou ironiques. Paris Hilton n’a pas apprécié que le sénateur de l’Arizona utilise son image. Elle a contre-attaqué en faisant un faux spot de campagne, en maillot de bain léopard et chaussures dorées, allongée sur un transat.  


Obama – Lohan : « incompatibilité d’image »


     L’engagement des stars peut-il porter préjudice aux candidats ? Ou au contraire les aider à entrer à la Maisons Blanche ? C’est en tout cas la question posée par une étude de l’Université  du Maryland, qui considère que le soutien de l'animatrice Oprah Winfrey pour Barack Obama, aurait permis de rassembler un million de voix supplémentaires pour les primaires. Elle avait notamment prononcé un discours à Los Angeles le 3 février 2008 pour soutenir sa candidature. Autre facteur : l’implication de célébrités dans cette campagne semble inciter les gens à s’inscrire sur les listes électorales, en particulier les jeunes. Certains ont prêté leur image à une campagne de pub avec pour slogan « Only you can silence yourself », photos chocs à l’appui, telle Jessica Alba attachée et muselée façon Hannibal Lecter.

  

     Le « facteur H » (pour Hollywood), comme on l’appelle, signifie qu’à chaque cause est attaché un ambassadeur people. Barack Obama en aura largement profité, tout en modérant un peu cet engouement. Il aurait notamment décliné le soutien de Lindsay Lohan, pour « incompatibilité d’image ».

Par Elodie - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /2008 16:35


     Woody Allen  continue son épopée européenne, quittant l'Angleterre grise des hautes sphères et des arrivistes pour une capitale catalane haute en couleurs et en personnalités. 
Lever de rideau sur deux américaines, jeunes, belles, venues passer un été à Barcelone. Vicky et  Cristina ont beau être amies, elles n'en sont pas moins très différentes l'une de l'autre, ne serait-ce que dans leur conception de l'amour, thème central que le réalisateur de Manhattan a choisi pour son quarantième opus. Vicky, fiancée, a déjà une voie toute tracée, un univers fermé, ne laissant de place pour aucun écart de conduite, et elle va rapidement se rendre compte que ce monde l'étouffe. Quand à Cristina, elle considère sa vie d'une manière beaucoup plus ouverte et indéfinie, au point parfois de s'y perdre.

     Et c'est en la personne de Juan Antonio, campé par le très inspiré Jarvier Bradem, qu'elles vont rencontrer l'amour avec un grand A. Chacune à sa manière, avec leurs croyances, leurs doutes et leurs expériences. Après un look qui ne le mettait pas vraiment en valeur, il faut le reconnaître, dans l'ovationné No country for old men, Bardem livre ici une prestation à la hauteurs de nos espérances. Il transpire littéralement de sensualité et emmène malgré elles les deux jeunes filles dans son jeu de séduction. Un trio complété par une Penelope Cruz absolument époustouflante. La folie de son personnage qu'elle arrive à nous transmettre est d'autant plus accentuée par la fait que Woody Allen ait choisi de la faire jouer en espagnol la plupart du temps. Mais n'oublions pas de mentionner Rebecca Hall, injustement oubliée de l'affiche au profit des stars. Son rôle est tout aussi important que celui des trois autres et la petite nouvelle, même à l'écart de part son personnage dans le film, convainc totalement.

     Allen a délaissé sa New York fétiche pour s'attacher à une Europe qui fascine les Américains. L'Europe des plaisirs et de l'insouciance, loin du puritanisme que l'on colle souvent à l'image stéréotypée des Etats-Unis. Il avait commencé ce voyage européen en Angleterre, pour sa trilogie Match Point - Scoop - Cassandra's dream. Faute de financements américains, il s'est donc tourné une nouvelle fois vers l'Europe. Il avoue avoir tourné à Barcelone car ce sont des producteurs espagnols qui ont accepté de financer son nouveau projet. Cela aurait pu être Rome, Berlin ou Paris. "La ville la plus romantique" selon Woody Allen. " Mais dites-leur : Paris est trop chère pour les tournages".

     Scarlett Jonhanson, nouvelle muse? Pas vraiment. Woody Allen affirme seulement être très inspiré par les femmes en général. Tout comme Diane Keaton ou Mia Farrow, il semble trouver en celle que tous qualifie de nouvelle égérie, les qualités qu'il cherche chez toutes ses actrices. "Ce n'est pas elle qui m'inspire mes films" précise le réalisateur. Mais il ne tarie pas d'éloges sur la plantureuse blondinette : "C'est une grande actrice, elle est belle, elle est sexy. Elle peut tout jouer, être drôle, tragique, compliquée. C'est un rêve de réalisateur".

     On nous avait promis un film des plus sensuels, scènes chaudes à l'appui... Mais Woody Allen reste dans le raisonnable et préfère la suggestion. Au final, un film à l'image de son affiche, avec des personnages particulièrement intéressants mais que Woody Allen s'efforce de ne pas dévoiler totalement, leur laissant une part de mystère et avec des décisions qu'on ne leur comprend pas forcément. Et c'est la spontanéité qu'on en attendait.

Bande-annonce

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /2008 15:35
     Paul Lederman, ancien agent de Coluche, a été débouté de son action contre le film d'Antoine de Caunes sur la candidature à la présidence de l'humoriste. Il accusait les producteurs de n'avoir pas respecté les droits du sketch "L'histoire d'un mec sur le pont de l'Alma", dont il détient les droits, en l'utilisant comme sous-titre, mais n'a pas obtenu gain de cause.
     Le film, dont plus de 470 copies ont déjà été distribuées, sera bien diffusé à partir de demain sur les écrans français. 

Par Elodie - Publié dans : News - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Créer un Blog

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés