Quelques jours après les Oscars, le cinéma français récompensait vendredi ses artistes. Problème : ce genre de cérémonies est bien connu pour être
ennuyeux et rébarbatif... Même certains acteurs y vont à reculons... Cette année, la remise des Césars n'a pas été réellement surprenante dans son déroulement, et pas vraiment fun non plus.
Comme d'habitude les gens ne sont pas très actifs, ne rient pas beaucoup, même quand les acteurs-humoristes se succèdent sur la scène du théâtre du Chatelet pour agayer un petit peu cette morose
soirée...
Car heureusement qu'ils étaient là ! Merci Florence, merci Julie, merci Dany, merci Antoine. De Caunes, bien sûr, maître de cette cérémonie 2009, qui n'hésite pas à
s'offrir un tableau "Singin' in the rain" juste après le discours d'ouverture de Charlotte Gainsbourg, présidente cette année. Classe, très émue, touchante, de la vraie Charlotte, rien de trop,
rien de manquant. Suivront Florence Foresti ultra féminine qui se la pète avec un
scénar bidon et réussit à faire monter Sean Penn sur scène, ou Julie Ferrier qui choque la
bienséance britannique d'Emma Thompson en montrant ouvertement un sein en remettant son prix. Emma Thompson, absolument divine et inspirée dans son hommage à Dustin Hoffman, qui a reçu vendredi
soir un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
Mais retenons un palmarès général plus qu'écrasant. Pas moins de 7 récompenses sur 9 nominations pour le Séraphine de Martin Provost, dont le César du
meilleur film et celui de meilleure actrice pour son interprète Yolande Moreau. Jean-François Richet et son Mesrine n'auront rafflé "que" deux statuettes mais non des moindres :
meilleur réalisateur et meilleur acteur pour Vincent Cassel. Autre grand gagnant, Le Premier jour du reste de ta vie, réalisé par Rémi Bezançon, qui a révélé deux espoirs, Déborah
François et Marc-André Grondin.
Alors bien sûr, on n'aura pas réussi à éviter les remerciements qui ressemblent à des oraisons funèbres, les fausses surprises des vainqueurs se levant et souriant à
peine tellement ils étaient persuadés de le gagner. Elsa Zylberstein a remercié tout en
gémissements, les élèves d'Entre les Murs se sont lâchés et Dany Boon a assumé sa polémique
en venant remettre un prix. Haut de costume et bas de survêtement, orange, "parce que de toute façon quand t'es comique t'es pas censé te lever donc personne ne verra ton pantalon". Avec humour
et assurance, mais pas trop, pour souligner l'absence des films comiques aux Césars.
Mais franchement... arrêtez de donner des Césars à 5 films dans l'année ! Séraphine n'a pas été vu par autant de téléspectateurs que d'autres
longs-métrages (500 000 entrées avant la cérémonie tout de même), mais ça n'est pas une raison pour toujours primer à outrance. Peu de films nommés et forcément encore moins de
gagnants, le cinéma français est-il trop élitiste? Mais comme tout le monde dit... "je remercie Claude Berri".
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Dreams are my
reality... ok, les ados ne font peut-être plus vraiment de boums l'après-midi, volets fermés à boire du coca, et ils ne posent certainement plus du Richard Sanderson sur les platines
pour emballer les filles... Non, aujourd'hui les ados sont fashion, ils portent des jeans moulants, des Converses ou des talons, ont plein de cheveux plein la tête comme les BB
Brunes et font de la musique avec un groupe de potes. Aujourd'hui les ados fument tous du shit, boivent de l'alcool, organisent des soirées dans le dos de leurs parents, droguent leurs
surveillants au somnifère et font le mur en pleine semaine pour sortir en boîte dans Paris.
On avait laissé Danny Boyle au bord d'une plage paradisiaque. Mais comme le réalisateur américain n'est pas à un changement de cap près... il nous donne cette
fois rendez-vous dans les bidons-villes indiens de Mumbai.
commence à s'impatienter sur le résultat final! L'acteur Dev Patel,
qui incarne Jamal jeune adulte, est parfois émouvant, mais souvent trop fade, sage et inanimé. Dommage quand on le compare aux jeunes comédiens qui incarnent le même rôle plus jeune. Eux
sont étonnants.
Londres. Capitale européenne, culture, riches familles qui prospèrent dans le milieu des affaires, jeunes hommes et femmes à la recherche d’un avenir et
d’une moitié. Woody Allen s’appuie sur des clichés pour en sortir un véritable chef d’œuvre. Au départ : un jeune homme de condition modeste, dans un ascenseur social un peu en panne,
et qui va avoir la chance de donner des cours de tennis à un fils de bonne famille. Coup de bol, il a une sœur, plutôt jolie. Mais il a aussi une fiancée, plutôt mystérieuse et envoutante. Dès le
début donc, dilemme ! D’un côté la stabilité, la sécurité d’une situation familiale, rangée, tranquille, confortable mais... routinière. De l’autre, la passion, l’interdit, le piquant, le
sensuel, le charnel. Pour résumer : le matériel ou le romanesque? Le spectateur aura droit à deux heures d’hésitations, pour au final se demander s’il aurait fait le même choix que le
héros.
ou presque, vu ou entendu parler de L’homme qui murmurait à
l’oreille des chevaux, premier grand film dans lequel elle va s’illustrer, avec à ses côtés, excusez du peu, Robert Redford et Kristin Scott Thomas. Il y a pire pour une jeune actrice de
14 ans qui ne tourne que depuis trois ans. Ça nous ferait presque penser à un certain Léonardo DiCaprio, dont le premier grand rôle, plutôt bluffant, au cinéma, s’était imposé dans Blessures secrètes, où il donnait la réplique à Robert DeNiro et Helen Barkin. Suivront les salués Lost in
Translation de Sofia Coppola (avec Bill Murray), La jeune fille à la Perle (de Peter Webber) ou encore The Island (avec Ewan McGregor). Ici encore, elle
crève littéralement l’écran. Tout comme Chris Wilton va être immédiatement intrigué et envouté par Nola Rice dans le film,, Scarlett Johansson attire le regard du spectateur à
la moindre scène où elle apparaît, accrochant l’œil de la caméra. Un rôle qui se rapproche également de celui qu’elle interprète dans le dernier long-métrage du réalisateur américain,
Dans la
famille Bond, je choisis Craig. Daniel Craig. 6ème Bond de l'Histoire, qui endosse une deuxième fois le costume de 007 pour le 22ème épisode des aventures de l'espion so British. On avait douté
de lui au moment d'endosser le rôle mythique pour Casino Royale, sa prestation s'était révélée tout à fait digne de ses prédecesseurs : Sean Connery, Roger Moore, George Lazenby, Timothy Dalton
et Pierce Brosnan. Mais il avait indéniablement chamboulé les fondementaux et continue sur cette fois dans Quantum of Solace. Un titre qui en a surpris plus d'un.
Plus complexe et surtout plus mystérieux dans ses interprétations. Michael G. Wilson, producteur, explique :
méchants, les trahisons, l'humour... Mais trop peu d'humour! Avec Craig, Bond perd un peu de le flegme britannique qui était sa marque de fabrique sous
les traits de ses autres interprètes. Ici, l'espion devient davantage un Jack Bauer ou un Jason Bourne. Une évolution au final plutôt réussie puisqu'elle s'inscrit dans une évolution suivie
des cascades de plus en plus spectaculaires et des méchants sans doute plus crédibles, moins caricaturaux.
Enfin, last but not least, n'oublions pas le plus important, notre blondinet! Dans ce
nouvelle opus, Bond n'est pas vraiment "fun". Alors oui, il a perdu Vesper, la seule femme qu'il ait jamais aimée, oui elle l'a trahi, oui il souffre... mais il pourrait au moins sourire de temps
en temps non? Il tue de sang froid, sans le moindre regret, ne prennant même pas le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes. Heureusement, Daniel Craig a bien suivi ses cours de baston
et nous offre quelques scènes plutôt physiques et mémorables, presque trop rares dans un film qui commence très intensément pour échouer dans une séquence finale un peu décevante. Yeux bleus et
costume toujours impécable, même quand sa partenaire féminine finit en robe déchirée après une course en avion (si si!!!!), Craig incarne un nouveau James Bond mais semble s'y attacher, et nous
aussi!
Les candidats à la présidentielle sont-ils trop « people » ? Ce qui est sûr, c’est que les élections américaines ont vu s’engager nombre de
célébrités pour l’un ou l’autre des deux camps. A ce jeu, Barack Obama l'emporte clairement en raflant la majorité des suffrages hollywoodiens.
L’engagement des stars peut-il porter préjudice aux
candidats ? Ou au contraire les aider à entrer à la Maisons Blanche ? C’est en tout cas la question posée par une étude de l’Université du Maryland, qui considère que le soutien
de l'animatrice Oprah Winfrey pour Barack Obama, aurait permis de rassembler un million de voix supplémentaires pour les primaires. Elle avait notamment prononcé un discours à Los Angeles le 3
février 2008 pour soutenir sa candidature. Autre facteur : l’implication de célébrités dans cette campagne semble inciter les gens à s’inscrire sur les listes électorales, en particulier les
jeunes. Certains ont prêté leur image à une campagne de pub avec pour slogan « Only you can silence yourself », photos chocs à l’appui, telle Jessica Alba attachée et muselée façon
Hannibal Lecter.
Woody Allen continue son épopée européenne, quittant l'Angleterre grise des hautes sphères et des arrivistes pour une capitale catalane haute en
couleurs et en personnalités.
femmes en général. Tout comme Diane Keaton ou Mia Farrow, il semble trouver en celle que tous
qualifie de nouvelle égérie, les qualités qu'il cherche chez toutes ses actrices. "Ce n'est pas elle qui m'inspire mes films" précise le réalisateur. Mais il ne tarie pas d'éloges sur la
plantureuse blondinette : "C'est une grande actrice, elle est belle, elle est sexy. Elle peut tout jouer, être drôle, tragique, compliquée. C'est un rêve de réalisateur".