Vendredi 9 mai 2008


     On pourrait résumer cette comédie loufoque par : comment des gens « bouleversants de connerie » peuvent contribuer à l’amélioration de notre patrimoine génétique ?


     Michael Burrows est profiler. Autrement dit, son job consiste à établir le profil psychologique des tueurs en série grâce aux indices qu’ils laissent ou à la façon dont ils procèdent. A cela près que Burrows est hémophobe, il s’évanouit à la vue d’une simple goutte de sang. Personnage atypique. Mettez sur sa route une experte en assurances pour le moins énergique et décidée, Siri, vous obtenez un duo détonnant pour un aller simple vers l’absurde.

 

     Malgré cette image déjantée, le premier film de Finn Taylor, réalisé en 2006, est loin d’être indigeste. Le couple, interprété par Joseph Fiennes et Winona Ryder, part sur les traces de personnes mortes accidentellement dans des circonstances curieuses, dont on se dit à première vue qu’il faut être débile ou complètement inconscient pour avoir de tels comportements. C’est d’ailleurs pour cette raison que notre profiler s’intéresse à leurs cas, passionné qu ‘il est par les Darwin Awards, récompense attribuée aux morts les plus stupides.

 

     Originalité : Burrows est censé être suivi par un journaliste, qui réalise un documentaire sur lui. Le spectateur se retrouve ainsi à la place du cameraman, ce qui donne une impression de réel et de vraiment prendre par à leurs péripéties. Le film est entrecoupés de reconstitutions des morts sur lesquelles notre duo enquête, ce qui le rend encore plus drôle et vivant et, il faut le reconnaître, empêche au spectateur de s’ennuyer. Entre situations improbables et dialogues inspirés, pas de quoi s’ennuyer. Il fallait y penser !

 

 

 

Par Elodie - Publié dans : Critiques
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Jeudi 17 avril 2008


     Après l'écriture, Philippe Claudel s'attaque au 7ème art. Il avait déjà adapté son livre Les Ames grises en tant que scénariste en 2005 mais cette fois, il réalise lui-même l'adaptation de son roman.

     On se retrouve ainsi plongés au cœur d'un secret de famille dont personne ne veut parler. Juliette sort de prison après 15 ans sans avoir eu de nouvelles de sa famille ou de ses amis. Elle est accueillie par sa petite sœur, dont elle était très proche. C'est la seule chose que l'on sait. Et le spectateur va peu à peu découvrir le caractère et l'histoire de cette femme au fur et à mesure qu'elle veut bien se livrer et se reconstruire. Le réalisateur va, pour ce faire, s'attarder sur des détails, tant au niveau du scénario que du physique ou des émotions des personnages.

      Le film laisse cependant place parfois à des situations un peu trop caricaturales ou forcées, auxquelles on ne croit pas forcément. Un employeur qui insiste lourdement pour savoir pourquoi elle a été condamnée à 15 ans d'emprisonnement et qui parvient à la faire craquer en quelques secondes, ou le mari qui devient parano à outrance, semblent en être de bon exemples. Mais ces quelques moments moins convaincants  sont facilement oubliés face à l'implication des acteurs. Kristin Scott Thomas, dans un français presque irréprochable, incarne avec énormément de talent une Juliette tourmentée, dont on voit qu'elle a souffert. Elle veut tout garder pour elle mais va être peu à peu amenée à se dévoiler, à se raconter. Les non-dits, le fait d'être rejetée par tous, ont fait qu'elle a choisi de prendre sur elle. C'était sans compter sur sa sœur, interprétée par une Elsa Zylberstein toute en sensibilité. Elle prenait sa sœur pour modèle et ne se remet toujours pas de cet éloignement forcé. C'est son acharnement à vouloir comprendre et à renouer le dialogue avec sa sœur qui va les faires avancer. Le duo est accompagné par des seconds rôles forts, souvent émouvants, parfois drôles, mais toujours déclencheurs.

     Un seul vrai bémol : le quart d'heure de fin lève enfin le voile après une heure d'attente et de presque sur place. La fin est prévisible, même si très émouvante. Mais on n'y va pas pour le suspense...

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Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mercredi 16 avril 2008

 

    
     On prend les mêmes et on recommence. 10 ans après, les randonneurs du GR20 sont restés amis et partent en vacances sur la Côte d'Azur. On retrouve Cora, qui s'est mariée mais s'ennuie ferme, Nadine, toujours avec un homme marié, Louis, plus radin que jamais, et Mathieu, l'inscousiant de la bande. Ils tombent par hasard sur Eric, leur ancien guide, quitté en des termes plus que mauvais, mais qui semble avoir la belle vie à Saint Trop'.

     Cette suite s'inscrit bien dans la lignée du premier. Seul le décor change. Les randonneurs ont gardé leurs manies, leurs caractères, bref ce qui fait qu'on les a appréciés dans le premier volet. Les ingrédients semblaient réunis pour pouvoir craindre une suite à la Bronzés 3 mais non, Philippe Harel, qui avait déjà réalisé le premier opus, tente de rafraichir la bande.

     Tous sont justes, certains moins surprenants que d'autres. Géraldine Pailhas est crédible mais un peu décevante car bien loin du top comme elle a pu l'être dans Le héros de la famille de Thierry Klifa en 2006. Benoît Poelvoorde ne se force pas pour incarner Eric, toujours aussi imbuvable, mais cette fois complètement insuportable en nouveau riche bling bling et prétencieux. La palme est sans nul doute attribuée à l'épatante Karin Viard. Elle booste le film à tel point qu'elle manque aux scènes où elle n'apparaît pas ; on a hâte de la retrouver 5 minutes après en train de faire la potiche ou de pousser un coup de gueule mémorable, rôle dans lequel elle excelle, il faut bien le dire. Depuis les Randonneurs, on a pu la voir dans de nombreux autres longs métrages, notamment dans Les Ambitieux de Catherine Corsini, où elle était particulièrement excellente. 


     Mais le film repose un peu trop souvent sur des clichés (yachts, boîtes de nuit et soirées branchées, bouchons sur la route des vacances) auquels ont s'attend malheureusement et qui pénalisent le scénario. L'intérêt repose bien évidemment sur les acteurs eux-mêmes et des dialogues plutôt inspirés.


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Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 15 avril 2008

     Après Alexandre (2005), César (1936) et Attila le Hun (2001), c’est au tour de Gengis Khan d’être mis à l’honneur dans les salles obscures. Mongol est le premier volet d’une trilogie consacrée à ce grand conquérant qui unifia la Mongolie et qui étendit son empire de la Chine à la mer Caspienne entre le XIIème  et le XIIIème siècle. On découvre dans cet opus la jeunesse de Temudjin, vrai nom du grand Khan. Après avoir vu son père assassiné par une tribu rivale, le jeune Temudjin est contraint de s’exiler pour échapper à une mort certaine. Arrivé à l’âge adulte, il continue d’alterner les périodes de captivité et de fuites avant de devenir le chef militaire tant redouté.


     Pour mettre sur pied cette gigantesque fresque épique si peu exploitée au cinéma, il ne fallait pas moins que Sergei Bodrov. Avec un budget colossal de 20 millions de dollars le projetant film le plus cher de l’histoire du cinéma russe, le réalisateur a réussi à nous plonger dans la Mongolie du XIIème  siècle où violence rime avec tradition. Il faut toutefois préciser que Bodrov n’est pas à son coup d’essai. Les 1 000 figurants qui font office de guerriers pour la bataille finale avaient déjà été recrutés en 2004 pour le tournage de Nomad (sortie en DVD le 2 avril 2008), un film sur des luttes tribales au Kazakhstan.
 
 


     Désert de Gobi, steppes arides de Mongolie et du Kazakhstan, plaines verdoyantes de Chine occidentale,… Sergei Bodrov traîne ses caméras aux quatre coins de l’Asie pour offrir à chaque scène des paysages époustouflants. Les longs cheminements de Temudjin et de ses pairs dans ces grands espaces font prendre conscience de toute la mesure de la rudesse et de l’immensité de ces contrées. Les costumes d’époque et les chants traditionnels mongols sont autant d’invitation au voyage (dans le temps et dans l’espace) et au dépaysement. On s’y croirait !

      Le succès de Mongol tient aussi d’une distribution intelligemment pensée. Pas de Collin Farrell bodybuildé et invincible pour interpréter un conquérant implacable, que des talents asiatiques inconnus du cinéma occidental. Gengis Khan est impeccablement interprété par l’acteur japonais, Tadanobu Asano, habitué aux rôles de samouraïs (Zatoïchi en 2003) et de marginaux. Il donne une réalité déconcertante au personnage que tous les pays d’Asie revendiquent comme un héros national. En faisant passer Temudjin pour une victime de son époque, Sergei Bodrov contribue à rompre l’image d’un Gengis Khan cruel et sanguinaire. Il a voulu montrer qu’il pouvait aussi être un héros juste et sage. Khulan Chuluun joue le rôle de Borte, la femme fidèle et courageuse de Temudjin, qui n’hésite pas à traverser tout le continent pour sortir son homme d’une geôle chinoise. Elle se révèle aussi une brillante conseillère contre Jamukha, frère de sang et pourtant ennemi juré de Temudjin, joué avec justesse par Honglei Sun.


 
     
Nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur film étranger pour le Kazakhstan, Mongol offre un excellent témoignage sur la vie de Gengis Khan, tant les évènements montrés sont fidèles à l’histoire du conquérant. On regrettera juste quelques sauts dans le temps qui nous font perdre le fil de l’évolution du héros ainsi que quelques passages rapides sur des faits non expliqués. Les scènes de joie entre Temudjin et sa famille dans les plaines verdoyantes alternent toutefois avec des scènes de combat intenses qui donnent du rythme au film. Pendant 2h04, on ne s’ennuie pas. Mieux : on en redemande et on regrette que le film se termine à la consécration du grand Khan, laissant le spectateur dans l’expectative des conquêtes à venir. On attend avec impatience le deuxième opus de la saga.


Critique écrite par Romain. Vous pouvez retrouver d'autres critiques de films ainsi que de nombreux articles d'actualité sur son blog. 

Par Elodie - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Samedi 12 avril 2008

 

  
     Vous avez déjà vu une photo de James Dean? : allure rebelle, regard de braise, mais surtout clope au bec ! C'est un peu ce qui a fait l'image de la star. Et aucun des acteurs de sa génération n'y coupera. Dans les années 50 et 60, les Humprey Bogard ou les John Wayne s'en sont forgé un personnage. Même les actrices s'y mettent et se donnent un genre. Tapez donc les noms d'Audrey Hepburn, Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot dans Google images, vous êtes à peu près sûrs et certains de tomber sur la star fumant une cigarette en toute décontraction, affirmant ainsi l'image glamour que l'on veut montrer à un

                        James Dean

public jeune de plus en plus féru de cinéma. Dans Grease, en 1978, Olivia Newton John veut impressionner son cher et tendre et...elle fume ! Quitte à paraître ridicule. Plusieurs décennies plus tard, les stars montantes d'Hollywood usent encore de cette figure, à l'image d'un Léonardo Dicaprio que l'on qualifiera de « nouveau James Dean » et qui, pour continuer le mimétisme, s'affiche en séances photos pantalon court, chemise ouverte et cigarette au bec.

  

 

     Malgré cela, les restrictions faites pour empêcher le tabac d'apparaître à l'écran ne datent pas d'hier, même si elles ont eu tendance à prendre beaucoup d'importance récemment. Dès les années 50, on reproche rapidement à Hollywood d'inciter les jeunes à fumer ou de donner une mauvaise image des jeunes en difficulté. Ces critiques anti-tabac seront davantage médiatisées à partir des années 80, à l'image d'une Winona Ryder dans le Génération 90 de Ben Stiller ou d'un Robin Williams qui explique aux enfants les effets de la cigarette sous les traits de Mrs Doubtfire. Et depuis quelques années, associations et institutions se sont battues pour faire
disparaître l'image du tabac des écrans. Plus récemment, c'est la firme Disney qui a décidé qu'aucun des films qu'elle produirait ne montreraient dorénavant de cigarette à l'écran, son public étant majoritairement très jeune, puisque tous les films estampillés Disney ont une visa d'exploitation « tous publics » aux Etats-Unis, à part Pirates des Caraïbes. Le site info-tabac nous informe d'ailleurs que « en novembre 2002, SmokeFree Movies, de concert avec l'Association médicale américaine et l'Association pulmonaire américaine ont dénoncé la présence trop fréquente du tabac sur grand écran « les adolescents qui voient leurs idoles fumer au grand écran ont 16 fois plus de risques que les autres de développer une attitude favorable face au tabac. De plus, voir des fumeurs dans les films triple les probabilités qu'un jeune essaie de fumer ». En France, le ministère de la santé publiait déjà dans un communiqué en mai 2003, expliquant que le cinéma, tout comme la mode, est un univers qui fascine, en particulier les jeunes, et qui influence facilement. Relayant une étude américaine, il insistait sur le fait que le cinéma influence le comportement tabagique des téléspectateurs.

      Nous arrivons maintenant à un stade où le tabac est proscrit des lieux publics clos, mais certains arrivent encore, dans la famille du cinéma, à y trouver des sujets de débat. Jason Reitman réalise en 2006 la comédie Thank you for smoking, mettant en scène Aaron Eckhart dans le rôle d'un lobbyiste ambitieux mettant son talent au service de la société Big Tobacco pour contrer la politique américaine de prévention contre le tabagisme.

 

 

Par Elodie
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Lundi 7 avril 2008

L'acteur américain Charlton Heston est décédé samedi 5 avril à l'âge de 84 ans. Star du cinéma hollywoodien des années 50, il imposait son physique à l'écran. Oscarisé en 1959 pour son rôle dans Ben Hur et sa course de char désormais mythique, il avait également joué dans les 10 commandements sous les traits de Moïse.
Il se faisait absent du grand écran depuis plusieurs années, sa dernière apparition remontant à 2001 dans La planète des singes de Tim Burton. Mais on a pu le voir se consacrer à une cause plus polémique, puisqu'il a présidé entre 1998 et 2003 la National Riffle Association ( NRA ou le puissant lobby américain pour les armes à feu) et qu'il en était resté une des figures de proue. Michael Moore ne s'était d'ailleurs pas privé de dénoncer cet engagement dans son film Bowling for Columbine (2002) où il interviewait sans ménagement l'acteur.

Par Elodie - Publié dans : News
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Mardi 1 avril 2008
     « Le disco c'est la musique du cœur » dixit Didier Travolta, alias Franck Dubosc. En tout cas, ça n'est pas le film du siècle ! Après Camping, le duo Dubosc / Onteniente s'essouffle. La première collaboration avait été assez drôle, quoique pas franchement à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre ; la deuxième est plutôt ratée. Reposant encore une fois sur un personnage de Franck Dubosc, en l'occurrence le ringard que l'on trouve dans ses Pour toi public, la formule ne marche plus. A trop vouloir profiter du filon, les répliques ne sont plus surprenantes et les situations deviennent prévisibles. C'est surfait, lent, stéréotypé. Didier Travolta, ex-super danseur de disco au Havre, looser par excellence, inséparable de son caddie à roulettes et qui à 40 ans vit encore chez Maman, veut gagner un concours avec son trio des Bee Kings comme à ses 20 ans pour offrir des vacances à son fiston. Admettons que le comique du film ne repose pas sur le scénario, ça on le savait. Mais Annie Cordy ne convainc pas, Christine Citti n'évolue pas et surtout, on a du mal à trouver Emmanuelle Béart impressionnante, ou ne serait-ce que convaincante dans son rôle de professeur de danse classique. Seul le couple Depardieu/Nanty peut faire illusion en poussant à l'extrême un côté kitch à souhait. Sans compter que les quelques passages qui pourraient faire rire se trouvent déjà dans la bande-annonce et que les guests (on vous laisse la surprise) n'apportent rien au film.


      Bref les seules forces du film reposent sur son casting et sa bande originale. Il faut reconnaître cependant que la BO, elle, est convaincante. Du « Sunny » de Boney M à « Boogie Wonderland » en passant par les incontournables Bee Gees, dont le fameux « Heartbreaker » (titre de Dionne Warwick qu'ils avaient repris en 1982) est interprété pour le film par Christophe Willem. Tout à  
la sauce lookée et brushinguée comme il faut. On appréciera les quelques scènes dansées dans la boîte de nuit le Gin Fizz, parce que voir Franck Dubosc, Samuel Le Bihan et Abbes Zahmani
comme envoutés par John Travolta dans La fièvre du samedi soir, ça vaut quand même le coup d'œil.


Franck Dubosc est actuellement en tournage sur le nouveau long-métrage de Yann Moix, Cinéman. On espère qu'il relèvera le niveau cette fois, et qu'il se montrera sous un autre angle. Les archi-fans auront peut-être apprécié Disco, mais on aimerait le voir dans un autre registre la prochaine fois.

 

link 
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Jeudi 27 mars 2008

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     Moulin Rouge ! Ce nom vous évoque forcément quelque chose. Pour tout le monde c'est bien sûr un cabaret parisien connu dans le monde entier. Pour les amateurs de ciné, c'est un film de Baz Luhrmann, celui qui a confirmé son talent aux yeux du grand public. Retour sur une filmographie atypique.

     Pas si surprenant que ça en fait, Baz Luhrmann devenu réalisateur. Déjà petit, il arpentait les salles de cinéma. Après avoir fondé sa troupe de théâtre en Australie, son pays d'origine, il crée la pièce Strictly Ballroom. Cette même pièce qui, en 1991, deviendra sa première réalisation sur grand écran. Il y raconte l'histoire d'un jeune danseur tiraillé entre sa passion pour la danse et la pression de sa famille pour qu'il gagne un grand concours. Un scénario aux touches autobiographiques puisque le petit Baz prenait des cours de danse. Six ans plus tard, on le retrouve dans un tout autre registre : Shakespeare. Il dynamite le chef d'œuvre et installe les amants maudits au cœur de notre époque, en Floride, où les jeunes générations expriment leur haine avec des 9 mm et prennent de l'ecstasy. Troisième opus, troisième monde, celui des bas fonds du Paris de 1899 en pleine révolution bohème. En 2001, il associe deux stars mondiales, Nicole Kidman et Ewan McGregor, les fait chanter et danser dans un décor de cabaret aussi kitch que somptueux.


   
     Trois films seulement, trois univers apparemment opposés, mais aussi complémentaires et finalement pas si différents. Celle que l'on a appelé « The Red Curtain Trilogy », dans un hommage au cinéma théâtral, dépeint presque toujours des univers assez fermés (les concours de danse, des clans, le monde de la nuit), spéciaux, avec des codes, des règles dont les personnages veulent d'affranchir. Mais le thème récurrent est bien évidemment l'amour. Inattendu, soudain, incompris, interdit, tragique, entier, passionné, empêché, inconditionnel, meurtrier.


69216008_af_w434_h_q80-2--copie-1.jpg Autre point commun et non des moindres : des personnages secondaires toujours indispensables. Qu'il s'agisse des parents de Scott dans Strictly Ballroom, de l'entourage des jeunes amants dans Romeo + Juliet ou des créatures de Moulin Rouge ! , ils ne sont jamais ce que l'on croit. Derrière leur image faussement exagérée et une personnalité envahissante, ce sont aussi eux qui portent le film et lui donnent son sens. Que serait Roméo sans Mercutio ? Et Satine sans Zidler ? La plupart du temps proches des héros, ce sont eux qui les comprennent vraiment et font d'eux ce qu'ils sont. Projetés dans des univers colorés, bruyants, toujours en mouvement ou presque, les personnages de Luhrmann sont plus que mis en valeur, à l'image d'un Romeo + Juliet qui révéla Claire Danes et confirma DiCaprio avant le buzz de Titanic.


images-4-.jpg
     Baz Luhrmann, après sept ans d'absence, sera à nouveau dans les salles en 2008 avec son nouveau bébé, Australia. Après l'avoir dirigée dans la publicité Chanel n°5, au passage la plus chère de l'histoire, il offre une fois de plus à Nicole Kidman un rôle que l'on peut qualifier de sur mesure, puisqu'elle y incarne une aristocrate britannique expatriée en Australie au début des années 40 qui aura besoin de l'aide de Hugh Jackman pour gérer son ranch. Une nouvelle trilogie en vue ? On l'espère !

 

Par Elodie - Publié dans : Panthéon
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Samedi 22 mars 2008


     Petite devinette... Quel point commun y a-t-il entre Bergues et Los Angeles ? A priori aucun... sauf depuis que Dany Boon talonne les 17 millions de La Grande Vadrouille de Gérard Oury qui reste le record français du nombre d'entrées en salle. Bienvenue chez les Ch'tis va ouvrir le Festival du film français de Los Angeles. qui aura lieu du 14 au 20 avril prochain. La comédie de Dany Boon a d'ailleurs été rebaptisée Welcome to the land of Sh'tis pour l'occasion. On peut néanmoins se demander si sa présence se justifie ou non. Non pas que le film ne le mérite pas ; il a beau ne pas être un chef d'œuvre, il repose avant tout sur un comique de situation et de dialogues. Mais comment les américains vont-ils comprendre du ch'ti alors que déjà le français... Consolons-nous, le film qui avait ouvert ce festival l'année dernière n'était autre que La môme ! Mais de là à en faire des prémonitions...

      18801823_w434_h_q80-1-.jpg                                                           12,5 millions de spectateurs, c'était le dernier chiffre de la semaine. Alors que son réalisateur en espérait 2 à 3 pour être heureux. Succès phénoménal, inattendu, une claque pour Astérix, une vague ch'ti mie dans toute la France qui n'a jamais rendue les nordistes aussi fiers de l'être. Les plus jeunes font leur baptême du cinéma et les anciens y retournent après avoir déserté les salles obscures pendant des années. Il se dit même que les ventes de maroilles augmentent en France ! Restent à remplacer les panneaux de la ville de Bergues que des fanatiques auront piqué, façon Marly-Gaumont.

 

Par Elodie - Publié dans : News
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Lundi 17 mars 2008

 

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     Un énième film de guerre sur la résistance. Comment se démarquer des autres ? En mettant des femmes à l’honneur ! Originalité donc puisque l’on ne verra pas (ou presque pas) d’hommes résistants, sauf lorsqu’il s’agit de donner des ordres. Détail qui a néanmoins son importance.
 
     Louise (Sophie Marceau) et Pierre (Julien Boisselier) sont frère et sœur et travaillent pour le SOE ( Special Operations Executive ) de Churchill. La mission : retrouver un géologue anglais aux mains des nazis dont l’enlèvement pourrait compromettre le débarquement de Normandie. Pour cela, ils recrutent quatre autres femmes, toutes choisies pour leur « profil particulier » : l’une condamnée à mort pour meurtre (Julie Depardieu), la seconde s’était fiancée à un officier allemand (Marie Gilain), une autre fait partie des forces spéciales de De Gaulle (Déborah François) et la dernière, juive italienne, a vu toute sa famille déportée ou tuée (Maya Sansa).
 
     Jean-Paul Salomé (Le petit lieutenant) s’efforce de nous plonger au cœur de l’occupation et de la résistance de manière très réaliste, à l’image d’une scène peut-être pas novatrice mais néanmoins prenante. L’équipe doit évacuer un espion sous les balles des soldats allemands. La caméra filme très vite, très mobile, de manière saccadée, ce qui nous plonge littéralement dans le décor. La figure de Julie Depardieu sous les traits de Jeanne que l’on voit se donner du courage en un dixième de seconde puis tirer à la mitraillette. Une image particulièrement forte, qui souligne une prestation excellente de Julie Depardieu qui suffirait presque à porter le film. Face à elle, une Sophie Marceau toujours juste mais beaucoup moins surprenante sous les traits d’une femme froide et faussement insensible.

18861319_w434_h_q80-1-.jpg                                                         Julie Depardieu
 
     Un film qui se veut donc réaliste et même parfois dur, tant visuellement que psychologiquement. J’en veux pour preuve les scènes de torture, pas vraiment affreuses mais pourtant choquantes. On y insiste bien sûr sur leur condition de femmes. Sophie Marceau résume d’ailleurs : « vous n’auriez jamais demandé ça à des hommes ».


www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18797248&cfilm=45085.html
Par Elodie - Publié dans : Critiques
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