Samedi 15 mars 2008

 

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     La comédie romantique française par excellence. Mais justement, c’est bien ça le problème, c’est du déjà vu. Des trentenaires, casés ou à la recherche de l’alter ego, et dont on voit évoluer les relations amoureuses. Eric sort avec Anne mais aime toujours Marie, qui lui demande d’être le père biologique de son enfant. Elsa attend le grand amour et rencontre Jérôme…Marianne et Vincent n’étaient pas faits pour s’entendre…Un film chorale orchestré par Stéphane Kazandjian, avec une pléiade d’acteurs issus de la « nouvelle scène cinématographique française » comme Alexandra Lamy ou Bérénice Bejo. Pour rappeler aux bientôt trentenaires qu’ils vont encore en baver.
 
     Bien loin d’un Love Actually, ça n’était pas sans rappeler le On va s’aimer d’Yvan Calbérac. Et oui, ça chante encore ! A croire qu’Alexandra Lamy donne dans la comédie musicale niaise. Pas étonnant que sa carrière ne décolle pas aussi vite que celle de son Jean Dujardin. Toutes ses apparitions ou presque s’engluent dans la caricature et le rose bonbon, aux côtés d’un Stéphane Rousseau décidemment beaucoup moins bon acteur que show man. Alors oui ce ne sont pas des personnages réels, mais ceux d’un scénario stéréotypé « romantique » écrit par Eric (Pierre-François Martin-Laval), mais leurs petites scènes chantées et chorégraphiées deviennent vite insupportablement cul-cul. Heureusement, les autres relèvent le niveau ! Même si le thème est loin d’être novateur, entre rencontres, gaffes, débuts de relations, doutes, adultères et ruptures, les acteurs sont drôles, émouvants, en un mot convaincants. Une micro référence à Bridget Jones mais sans lui arriver à la cheville, à quand une vraie bonne comédie romantique française ? 
Par Elodie - Publié dans : Critiques
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Lundi 10 mars 2008
 
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     « I will have vengence ». Le ton est donné. Tim Burton, pour sa sixième collaboration avec celui qui est devenu, pour tous, son acteur fétiche, Monsieur Johnny Depp, donne dans la comédie musicale d’horreur. Après Edward aux mains d’argent (1990), Ed Wood (1994), Sleepy Hollow (1999), Charlie et la chocolaterie (2005) et enfin les Noces Funèbres (2005), ils se retrouvent pour redonner vie au diabolique barbier de Fleet Street dans l’adaptation de la célèbre comédie musicale créée par Stephen Sondheim en 1979, d’après une pièce écrite par Harold Prince au 19ème siècle.
 
 
        Benjamin Barker a tout perdu. Jalousé par le juge Turpin qui convoitait sa femme et séquestre sa fille, il a passé 15 ans au bagne en Australie. Le film commence avec son retour à Londres, où il compte bien assouvir sa soif de vengeance. Avec Mrs Lovett, secrètement amoureuse de lui, ils imaginent un plan machiavélique…
 
Plongeons au cœur du Londres du 19ème siècle, Londres noire et terrifiante, pauvre et corrompue. Sous les toits d’une maison miteuse, Sweeney Todd assassine froidement tous les clients qui se retrouvent sous les lames de ses rasoirs. Mrs Lovett trouve ainsi de la viande à mettre dans ses tourtes. Ajoutez à cette diabolique machination le matelot qui a sauvé Todd lors de son évasion qui tombe amoureux de la fille de Todd lui-même et le méchant juge Turpin qui veut épouser la jeune fille. Quiproquo assuré, situation inextricable.
 
 
 
       Dès les premières scènes du film, une chose est évidente : Johnny Depp s’amuse. Il semble porter le rôle du diabolique barbier avec une telle facilité que cela en devient déconcertant. Il se plaît à faire évoluer le personnage, lui donne mimiques et attitudes caractéristiques. Comme un danseur sur scène, il joue littéralement de ses rasoirs, donnant vie à sa fameuse réplique « at last my arm is complete again ! ». Tourmenté, déjanté, diabolisé…on apprécie le Johnny dans une énième facette, preuve de son talent. Avec une Helena Bonham Carter moins surprenante puisqu’elle est dans son élément mais qui reste totalement convaincante, le duo fonctionne à merveille et donne au film ce petit grain de folie qu’on attend de la part du trio gagnant  Depp-Carter-Burton. Les personnages secondaires restent pourtant secondaires, Alan Rickman (Love Actually, Harry Potter) et Timothy Spall (Harry Potter) y campent des “méchants” basiques et assez caricaturaux sans grande surprise. 
 
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      Redingotes, haillons, ruelles sombres… Tim Burton nous emmène dans son univers dont il ne nous laisse nous échapper qu’au sortir de la salle de ciné. Les couleurs, dans des teintes grisâtres (faisant contraster ainsi flash-backs et rêveries plus colorés), imposent une atmosphère macabre et des acteurs au teint maladif d’une Londres affamée. Seuls des litres de sang, qui ne semblent pourtant pas apaiser la fureur de Todd, apportent un éclat parfois irréaliste, même si la fin est un peu trop sanglante. Le tout saupoudré d’une bande originale servie par les acteurs eux-mêmes et qui reprend les chansons du spectacle dont elle s’inspire.

          On en redemande!

 
 
      
 
 
 
 
Par Elodie - Publié dans : Panthéon
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Dimanche 2 mars 2008

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     Jumper, ou se téléporter dans n'importe quel lieu à n'importe quel moment. David (Hayden Christensen, le Anakin Skywalker de Star Wars) découvre ce pouvoir à l'âge de 15 ans, mais il est loin de se douter qu'une organisation secrète chasse et tue les jumpers. Le concept était sympa. Le film devient vite banal.

     On ne pouvait s'attendre à des personnages creusés et un suspense terrible. Pas de surprise. Premier couac, l'image du Sphinx. Tous ceux qui ont vu la bande-annonce du film ont pu voir David Rice, notre héros, perché sur la tête du Sphinx en Egypte en train de faire bronzette. Sauf que quand on nous balance ça comme première image du film, on est vite déçus. Deuxième bémol, on retrouve notre héros au moment de son premier jump. Il est surpris, se pose plein de questions, ne sait pas trop quoi faire. Oui... pendant 15 secondes! Pas très crédible. Quand on découvre qu'on peut se téléporter, on s'attend à un petit passage d'adaptation et de ratés. Et là on jump pour retrouver notre David, séduisant jeune homme, looké Matrix avec son manteau de cuir. Scénario tout ce qu'il y a de plus basique, le méchant, la jolie fille...

     Il faut reconnaître que les scènes d'action emportent le spectateur dans le monde de nos personnages. Plans sérrés, saccadés, rapides, pour tenter de suivre les déplacements intempestifs des jumpers. Ces images, ainsi que les paysages magnifiques que l'on visite en suivant les jumps des personnages sont sans doute le seul point fort du film. Mais on n'échappe pas à la course poursuite en voiture, conduite par Jamie Bell (Billy Elliot), et à quelques scènes invraisemblables du genre je te lance un camion, on verra si tu le rattrapes. Le jeu des acteurs est à la hauteur du scénario, prévisible et sans relief. Hayden Christensen passe de la béatitude inexpressive à la pseudo souffrance, bien loin d'un Dark Vador en devenir. Rachel Bilson ne fait qu'apporter une touche féminine. Samuel L. Jackson fait le méchant sans pitié tout le long du film. Sans compter le message énorme qu'on laisse au spectateur à la fin pour lui faire comprendre qu'il y aura une suite.

     Doug Liman nous offre ici un Mr and Mrs Smith bis (et encore). En espérant que le 4ème volet de la saga de Jason Bourne (la Mémoire dans le peau) ne suive pas cet exemple...


www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18798692&cfilm=114653.html

Par Elodie - Publié dans : Critiques
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Mercredi 27 février 2008

     Le Nord, c’est froid. Les gens boivent beaucoup pour se réchauffer, en rentrant du travail à la mine. Autant de clichés que Dany Boon a décidé de casser en réalisant enfin un film sur sa région. Et ça faisait longtemps que les ch’tis attendaient ça !
 
     L’enfant du pays, puisqu’il vient d’Armentières, est allée tourner à Bergues, près de Dunkerque. Il y parachute un directeur de la Poste varois envoyé entre deux terrils après avoir triché pour obtenir une mutation. Kad Merad incarne le fraudeur dépaysé qui arrive la tête pleine de clichés. Mais comme le dit le célèbre dicton nordiste : quand tu viens dans le Nord tu pleures deux fois, quand tu arrives et quand tu repars…


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     Pour son deuxième long-métrage après La maison du bonheur, Dany Boon a réuni autour de son duo avec Kad Mérad une pléiade d’acteurs et amis, avec entre autres Philippe Duquesne, Guy Lecluyse, Anne Marivin et bien sûr Line Renaud.
 
 
     Sa recette miracle : servir tous les clichés possibles et imaginables que l’ont peut avoir sur les ch’tis et en rire. Il ne se gêne pas non plus pour tourner en ridicules des « gens du sud » dans leur vision délibérément exagérée du plat pays. Des scènes drôles, parodiques, mais aussi émouvantes, comme par exemple les supporters du Racing Club de Lens chantant à pleins poumons les Corons de Pierre Bachelet dans un stade Bollaert plein à craquer. Que du vrai ! On en ressort avec le sourire, plein de la bonne humeur (et de nostalgie) transmise par des personnages spontanés et authentiques. Le film est porté par Dany Boon et Kad Mérad qui forment un duo hilarant, surtout quand ils décident de distribuer le courrier ensemble et n'échappent aux traditions (un peu de geneviève?). Un bel hommage au nord de la France, qui je pense, n’a pas fini de s’en émouvoir. Ch’est biau, heiiin ?


Par Elodie - Publié dans : Panthéon
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Mardi 26 février 2008
 
    Week-end chargé pour les cinéphiles. Césars et Oscars en 48 heures, de quoi faire tourner la tête. Et la môme Marion doit avoir la tête dans les nuages puisqu'elle a réussi l'exploit d'un grand chelem en remportant successivement un Golden Globe, un Bafta, et ces trois derniers jours le César et l'Oscar de la Meilleure Actrice pour son interprétation d'Edith Piaf devant la caméra d'Olivier Dahan. Elle succède ainsi à Simone Signoret qui demeurait la dernière actrice française à avoir remporté la distinction suprême en 1960. L'académie américaine a également récompensé le film d'un Oscar pour Meilleur maquillage. Le palmarès français ne s'est pas arrêté là puisque Philippe Pollet-Villard a remporté l'Oscar du Meilleur court-métrage pour Le Mozart des Pickpockets, distinction qu'il s'est aussi vu discernée par ses pairs français lors des Césars. Les Frères Cohen ressortent grands vainqueurs de ses Oscars 2008, repartant avec les statuettes de Meilleur film et Meilleure Réalisation. There will be blood offre quant à lui la consécration à Daniel Day Lewis en tant que meilleur acteur.


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     De notre côté de l’Atlantique, une cérémonie sans Valérie Lemercier mais avec toujours aussi peu de films qui se partagent les récompenses. La Graine et le Mulet d’Abdellatif Kechiche en ressort grand gagnant avec Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur espoir féminin porté par Hafsia Herzi et Meilleur Scénario Original, tandis que la Môme de Dahan repart avec 5 Césars dans les bras, dont celui de Meilleure Actrice pour notre Marion nationale. Deuxième reconnaissance pour Mathieu Amalric, qui se voit qualifié de Meilleur Acteur pour le Scaphandre et le Papillon

undefined L'équipe de La graine et le mulet (Abdellatif Kechiche à gauche, Hafsia Herzi à droite)

     On pourra donc conclure à une soirée Césars sans grande surprise face à des Oscars qui font voir à Marion la vie en rose…

 

Par Elodie - Publié dans : News
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Mercredi 20 février 2008
        Je suis mariée à un homme que je n’aime pas. L’argent ne fait pas le bonheur, je vous le garantis. Mais j’ai un autre homme dans ma vie.
       Bon… scénario un peu classique. Jusqu’au jour où le mari meurt dans un accident de voiture. La liberté ! C’était sans compter sur une famille très envahissante.




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       Isabelle Mergault, pour son deuxième film en tant que réalisatrice, s’attaque à la comédie, sans pour autant mettre sur la touche le quart d’heure émotion auquel on s’attend. Elle dirige avec brio une Michèle Laroque bien dans ses pompes de fausse idiote éprise d’un Jacques Gamblin particulièrement touchant, et drôle, en amoureux transi capable d’imiter le cri de la mouette sous la fenêtre de sa belle. Entourés de seconds rôles bien portés ( Valérie Mairesse, Claire Nadeau, Eva Darlan ), famille foldingue assurée. La fin est prévisible mais ne déçoit pas. Les premiers spectateurs de Mergault y verront une référence évidente à son Je vous trouve très beau, mais on serait presque étonnés, voire déçus, de voir l’histoire se terminer autrement.

  www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18785085&cfilm=125052.html

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Dimanche 17 février 2008
     
     Poussez la porte…regardez : des enfants jouent dans un magasin rempli des jouets les plus extraordinaires. Les ballons rebondissent tous seuls, les fusées décollent, les livres sur la mer vous jettent de l’eau, les avions en papier volent sans fin... Ce merveilleux magasin appartient à Monsieur Magorium, 243 ans, au sommet de sa forme. Mais quand le vieux fou décide de « partir » et de léguer son univers à la jeune Molly , tout bascule. La boutique boude, plus personne, magasin en vente. Comment faire revenir la magie ?



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            Complètement allumé. C’est la première impression qui me vient. Qu’est-ce que c’est que ce taré avec les cheuveux hirsutes ? Pourquoi y a-t-il un zèbre dans son appartement ? Où veulent-ils en venir ?
            L’avis final sera partagé. Dustin Hoffman et Nathalie Portman portent presque à eux seuls toute la folie et la magie qui font l’effet du film. Dustin Hoffman parce que absolument excellent en bicentenaire avec l’âge mental d’un enfant de 12 ans, Nathalie Portman tout simplement époustouflante en passant de scènes où elle explose de rire à celles où elle nous emporte dans l'émotion. On pourra opposer à cela certains passages un peu longuets, des personnages par moment pas très crédibles, comme la dernière scène du film où Nathalie Portman gesticule sans aucun rythme sur la musique, trop long, trop exagéré, trop décalé. Le découpage en chapitres passe bien au début, mais plus à partir du moment où l’annonce d’un nouveau chapitre nous sape le suspense… L’affiche laissait à penser que le réalisateur, Zach Helm, nous emmènerait dans un monde à la Charlie et la chocolaterie. C’est naturellement bien en dessous du chef d’œuvre de Tim Burton. 
 

 

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Lundi 11 février 2008

     
     Mais où s'arrêtera-t-elle? Après avoir remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie ou un film musical, Marion Cotillard s'est vue décerner dimanche soir le prix de la Meilleure Actrice à la cérémonie des Bafta 2008 pour le rôle d'Edith Piaf dans La Môme. Les British Academy of Film and Television Awards ont récompensé le film d'Olivier Dahan de trois autres masques dorés pour Meilleure musique, Meilleurs costumes et Meilleurs maquillages. 

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     L'actrice était particulièrement émue lorqu'elle a reçu ce prix qui équivaut à un César britannique. Son interprétation a convaincu les spectateurs français l'année dernière et est en train de conquérir les anglo-saxons. Et pour preuve, elle accumule les projets outre-atlantique : après avoir tourné sous la direction de Tim Burton aux côtés d'Ewan Mc Gregor et Albert Finney dans le magnifique Big Fish, après Une grande année de Ridley Scott où elle partageait l'affiche avec Russell Crowe, deux nouveaux projets cette année. Le premier dans la comédie musicale Nine de Rob Marshall (à qui l'on doit notamment Chicago), où elle aura pour partenaires Javier Bardem, Catherine Zeta-Jones ou encore Penelope Cruz, et le second devant la camera de Micheal Mann (Heat, Collateral)  dans Public Ennemies, pour qui elle donnera la réplique à Christian Bale et Johnny Depp.

     Mais il nous faut encore attendre la nuit des Oscars puisque notre Frenchie fait partie des cinq actrices en lice pour la récompense de la Meilleure actrice.
    

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Lundi 4 février 2008
     Je n'avais pas encore eu l'occasion de regarder Spiderman 3. C'est aujourd'hui chose faite.

      On sait que le succès était au rendez-vous à la sortie des trois épisodes de Spiderman adapté à l'écran. A croire que les producteurs sont tellement sûrs de rentabiliser leur film qu'ils ne prennent même plus la peine d'être crédibles. En même temps, on ne s'attendait pas à un chef d'oeuvre après deux premiers opus.       
     Mais l'histoire et les personnages sont de plus en plus délaissés au profit de scènes d'actions de moins en moins convainquantes. Les effets spéciaux sont excellents, impressionnants, mais quand Peter Parker se retrouve projetté maintes fois contre un train lancé à grande vitesse et qu'il est tout juste sonné, il a beau être un super héros, on a du mal à y croire. L'histoire est prévisible, les personnages moins creusés. On n'est même plus surpris quand son meilleur ami devenu son meilleur ennemi revient dans le camp des gentils. Sans parler de la petite amie MJ qui n'hésite plus à se jetter dans le vide, certaine (et nous aussi) que son boyfriend va la rattaper. 

     Donc aucune nouveauté, une mini référence au premier film, les amoureux qui se disputent et trois méchants pour le prix d'un. Unique petit plus : Tobey Maguire se la joue dragueur et frimeur pendant un quart d'heure.



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Par Elodie - Publié dans : Critiques
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Mercredi 30 janvier 2008
     Si vous ne saviez pas qu'un nouvel Astérix sortait sur les écrans aujourd'hui, c'est que vous vivez sur une autre planète!!!! Promo voire matraquage, rediffusion des précédents opus, partenaires pub à n'en plus finir...la plus grosse production de l'histoire du cinéma français, 78 millions d'euros s'il vous plaît.
                                  

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                                    Clovis Cornillac et Gérard Depardieu

     Troisième adaptation cinématographique de la BD de Goscinny et Uderzo réalisé par Thomas Langmann et Frédéric Forestier, on retrouve nos irréductibles gaulois aux Jeux Olympiques.  Pour pouvoir épouser la princesse grecque Irina, le gaulois Alafolix (Stéphane Rousseau, amoureux transi, sans accent québécois) doit remporter les JO. Ses fidèles amis Astérix et Obélix viennent avec lui affronter le diabolique Brutus, fils de César, lui aussi prétendant.

     On nous promettait un casting de rêve, on l'a. Très peu de rescapés, en fait un seul, Gérard Depardieu, auquel s'est joint Clovis Cornillac pour remplacer Christian Clavier dans le rôle d'Astérix. Mais les deux rôles sont nettement moins présents que dans les deux films précédents, alors que ce duo inédit fonctionne à merveille. On regrette d'ailleurs de ne pas voir davantage Cornillac, tout à fait crédible. Côté romain, un Benoît Poelvoorde au sommet de sa forme sous les traits du machiavélique Brutus, dont le seul but est d'éliminer son empereur de père incarné par le grand Alain Delon. Delon qui incarne César, dans une complète autodérision. Le fameux "Ave moi!" est certes très bien trouvé, mais un peu trop redondant quand même. Sans oulbier les Franck Dubosk, Elie Semoun, Alexandre Astier, et une pléiade de guests.

     L'histoire est bien sûr servie par des effets spéciaux à la hauteur des attentes d'un public plus que motivé par la sortie du film. Un film coloré, rythmé, assez drôle, bourré de références et d'anachronismes mais qui passent bien. Cependant l'adaptation faite par Langmann et Forestier est loin d'être aussi subtile que celle d'Alain Chabat. Les scènes et les répliques sont plus prévisibles, les jeux de mots moins piquants. Le traditionnel banquet de fin, immuable, tient toutes ses promesses, mais il donne l'impression qu'on a voulu caser toutes les guest stars possibles. Alors oui c'est marrant, mais c'est trop.

     Il sera difficile de dépasser les 15 millions d'entrées engrangées par Mission Cléopâtre mais l'avenir des JO semble radieux.

 

Par Elodie - Publié dans : Critiques
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