Dreams are my
reality... ok, les ados ne font peut-être plus vraiment de boums l'après-midi, volets fermés à boire du coca, et ils ne posent certainement plus du Richard Sanderson sur les platines
pour emballer les filles... Non, aujourd'hui les ados sont fashion, ils portent des jeans moulants, des Converses ou des talons, ont plein de cheveux plein la tête comme les BB
Brunes et font de la musique avec un groupe de potes. Aujourd'hui les ados fument tous du shit, boivent de l'alcool, organisent des soirées dans le dos de leurs parents, droguent leurs
surveillants au somnifère et font le mur en pleine semaine pour sortir en boîte dans Paris.
Cliché. Cela résume plutôt bien la vision que Lisa Azuelos nous propose des jeun's dans son LOL (Laughing out loud), comprenez « mort de rire » en langage MSN. On concèdera qu'il y a des évidences, comme cette addiction au portable ou au chat, qui ne contamine d'ailleurs pas que les ados. Mais au final, les ados des années 2000 n'ont pas forcément des préoccupations différentes de celle des années 80. On aurait aussi pu voir Claude Brasseur s'exclamer dans LOL, « t'es malade, enceinte, droguée, un coup dur, tu téléphones ! », autant que dans la Boum. Donc Sophie Marceau à la place de Brigitte Fossey, presque 30 ans après, relevait d'un choix à la fois tentant et convenu. L'alchimie mère-fille fonctionne, et heureusement !, puisque c'était quand même l'un des thèmes principaux de la réalisatrice.
Pour camper sa bande de lycéens, Azuelos s'est appuyée sur Christa Theret, qui avait fait ses débuts dans Et toi t'es sur qui, et sur une poignée de jeunes acteurs tous débutants. Ils sont convaincants certes, mais trop parfaits ! Pas un seul bouton d'acné, pas une mèche qui dépasse, enfin ça, c'est une question de point de vue...
Au final, on s' attend au voyage de classe en Angleterre, à la jalousie entre meilleurs potes, à la fille que tout le monde prend pour une pute, au gosse de riche coincé mais pas trop, à la toute première fois de l'héroïne avec le garçon qu'elle aime et aux crises des parents divorcés et dépassés. Seules les scènes où les adultes parlent franco sont moins linéaires. Ce sont ces moments là qui montrent très bien que Lisa Azuelos peut faire dans la réplique cinglante et la répartie fine, tout comme dans Comme t'y es belle ou auparavant 15 août. Elle semble en tout cas plus à l'aise avec les quadras qu'avec les ados.
Sophie Marceau convainc, Jocelyn Quivrin aussi, seul Alexandre Astier paraît mis en
quarantaine. Il aurait pu avoir un rôle où il s'exprime davantage, et non un personnage qui l'enferme dans la culpabilité adultérine ou le fait d'être dépassé par ses gosses. Au final, une vision
réaliste mais édulcorée des relations parents-enfants.
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alors ...