Il y a des instants de cinéma inoubliables... Mais les cérémonies, elles, passent vite à la trappe. Evidemment, si elles étaient
moins soporifiques, on n'en dirait pas tant de mal! Mais heureusement, Edouard Baer était là. Comme depuis deux ans. Quelle bouffée oxygène!!! Dix minutes de plus et on se croyait dans la
troisième heure des Césars.
Alors voilà, c'est fini... On a remballé le tapis rouge, les Monica, Penelope et autres Sharon ont rendu les robes aux couturiers et Omar et Fred ne présenteront plus le
SAV de Cannes. Mais le Festival a-t-il été différent des autres millésimes? Pas vraiment. Paris Hilton est venue se montrer (même si on ne comprend toujours pas pourquoi...), Pedro
Almodovar n'a toujours pas été récompensé, Lars Von Trier a encore choqué. Au final, un palmarès plutôt ovationné, comme celui du prix d'interprétation masculine remis à Christophe Watz pour son
rôle dans le dernier Tarantino, Inglorious Basterds. Il a d'ailleurs rendu hommage au réalisateur en affirmant : "c'est toi qui m'a rendu ma vocation". Une Palme d'or
pour Micheal Haneke et son Rubanc Blanc. Certains siffleront et diront que c'est parce qu'Isabelle Huppert, présidente du jury, avait déjà travaillé avec le réalisateur
autrichien pour Le Temps du loup, en 2003, et La Pianiste, en 2001. Mais le plus émouvant restait sans doute la récompense attribuée à
Charlotte Gainsbourg, pour son rôle dans le très controversé Antichrist de Lars Von Trier.
Viblement touchée par cette reconnaissance, elle a fini son discours par une pensée à son père, précisant qu'elle espérait qu'il soit "fier et choqué".
Mais renvenons-en à la cérémonie de clotûre elle-même. Militons pour qu'Edouard Baer obtienne un CDI. Une bonne entrée en matière avec un discours piquant, drôle, mesuré
mais toujours efficace. La fameuse réplique du "passe-moi le sel" dans les univers des différents réalisateurs était bien inspirée. Une salle qu'on peut estimée conquise l'aidait sans doute aussi
à continuer dans ce registre. On a donc eu droit à une fausse annonce de l'arrivée d'Isabelle Adjani, et même à un petit moment de complicité avec le Terry Gilliam (Monty Python,
sacré Graal), venu remettre le prix de la mise en scène. Un "The world is watching you, dont be that British!" de Baer plus tard, Isabelle Huppert nous plombait l'ambiance d'un
"ok?"... Ces dix jours de paillettes avaient pourtant bien commencé sur le ton enlevé des studios Disney-Pixar avec leur petit bijou 3D, Up, qui avait fait
l'ouverture.
L'équipe du film d'Inglorious Basterds a mis l'ambiance sur les marches, façon Pulp Fiction, "You never can tell" . On les voudrait
comme jury l'année prochaine s'il vous plaît. Avec une mention spéciale "je mets l'ambiance à Cannes". Ça ne serait pas du luxe.
Par Elodie
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Publié dans : News
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