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Il y a une chose qui marche bien dans les télé réalités : mettre en scène des people. Même si ça ne date pas de cette année. Si si, regardez bien : la Ferme
célébrités (c'est vrai que c'est super drôle de voir des jet-setters patauger dans une porcherie!), Je suis une célébrité, sortez-moi de là! (redonnons une
chance à Franck des 2Be3 de faire recraquer ses ex-midinettes de fans en le faisant porter le treillis), ou encore Koh-Lanta et Pékin Express
qui rameutent des people dans leurs sélections de candidats.
On les teste aussi ceux là? Ou c'est juste pour les voir se planter? Ou les remettre au goût du jour? (Soyons réalistes, les
stars qui s'y frottent sont souvent en mal d'actu perso). Ou les rendre plus "humains" qui sait, si on se veut moins médisant...
Mais pour occuper pendant 6 semaines consécutives un prime-time de TF1 le samedi soir, il faut du
lourd. Alors la première chaîne a misé sur l'émission culte, adapté dans des dizaines de versions mais pas encore chez nous : Dancing with the stars. En anglais, "star" signifiant "étoile", on
voit déjà la double signification : un people danse avec un danseur professionnel / danseur étoile (même si pas forcément...), tout en imaginant la célébrité en question s'améliorant de jour en
jour pour atteindre les sommets chorégraphiques. En France, ça donne "danse avec les stars", donc un danseur pro se coltine un people. ça fait moins classe. Alors attention concept! Faire danser
de la danse de salon à niveau pro à des couples atypiques : un danseur pro et une célébrité (actrice, footballeur, mannequin, humoriste, chanteur...). On applaudit cependant la démarche de
diffuser de la danse de salon, trop peu médiatisée, en prime-time et sur une chaîne de grande écoute.
Mais posons le décor : une grande salle de danse de salon, entouré d'un public trié sur le volet,
confortablement installé, et pas sur des gradins. En maîtres de cérémonie, le duo Vincent Cerruti-Sandrine Quétier. En réalité, la miss Sandrine va finir avec sa robe moulante toute bleue
emprisonnée dans une petite salle en dehors du grand plateau, pour accueillir les danseurs après leur performance et découvrir leurs notes. Reléguée derrière une grande vitre, elle verra les
prestations de loin, ou sur petit écran. Punie la Sandrine? Après des années à co-animer aux côtés des Christophe Dechavanne et autre NIikos Aliagas, on aurait plutôt imaginé le jeune Vincent
dans la cage. Mais non, lui, on l'a laissé dans les griffes du jury hurlant.
Assez insupportables d'ailleurs, les trois juges, à brailler dès qu'on leur demande d'ouvrir la bouche.
Alessandra Martines joue la carte de l'émotion (seule figure féminine du trio oblige), jJan-Marc Généreux nous assourdit de sa voix insupportablement trop élévée pour tout et n'importe quoi,
Chris Marques modère le tout par des remarques plutôt constructives.
Tout au long de la soirée, chaque participant a droit à son petit portrait, les novices insistent
sur leur nullité en valse, quick-step ou tchatcha, et souhaitent bon courage à leur futur(e) partenaire; les danseurs pro sont ultra motivés par un tel défi (et c'est le petit Grégoire Lyonnet
qui va bien nous faire rire en annonçant qu'il s'imagine avec une femme petite, fine, à l'aise dans les portés; il ne sait pas encore que sa partenaire choisie est Marthe Mercadier). S'en suivent
images de répétitions, bonne ambiance, ratés, doutes, comme attendu. Et vient le moment de la prestation.
De là, plusieurs catégories de compétiteurs. Ceux dont on ne doute pas : Matt Pokora et
Sofia Essaidi ont beau préciser qu'ils ne savent danser que seuls, il était évident qu'ils s'en sortiraient brillamment. Ceux qui se donnent à fond et nous étonnent : David Ginola, Jean-Marie
Bigard, Rossy De Palma, particulièrement appliqués malgré des faiblesses techniques. Ceux qui ne s'en sortent pas : Adriana karembeu, André Manoukian et Marthe Mercadier. La première est raide
comme un piquet, le deuxième pas à l'aise du tout, la dernière sauvée par son grand âge mais quelque peu ridicule.
On nous avait bien survendu le concept, notamment la dernière semaine, avec la grosse info de la
blessure de Sofia Essaidi après une lourde chute en répétitions. Vraie ou non, l'info a bien servi de teasing au programme. On verra la miss Sofia en grande forme et très émue le samedi soir en
dansant en direct, alors qu'elle pouvait à peine bouger sans pleurer de douleur la veille pour les dernières répétitions en plateau. Mais globalement, on s'ennuie! Une émission longue et
répétitive, utilisant le même modèle pour chaque concurrent., d'autant qu'elle s'est conclue par une performance scénique d'un Grégoire encore plus mauvais et exaspérant que d'habitude. La
démonstration 100% pro arrive bien sûr à la toute fin, pendant que les votes du public, décidant pour moitié avec le jury du sort des participants, sont comptabilisés. Aux USA, ils en sont à
douze saisons. Accrochez-vous, on en prend déjà pour six semaines...
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