Avé !!!

Clovis Cornillac et Gérard Depardieu
Troisième adaptation cinématographique de la BD de Goscinny et Uderzo réalisé par Thomas Langmann et Frédéric Forestier, on retrouve nos irréductibles gaulois aux Jeux Olympiques. Pour pouvoir épouser la princesse grecque Irina, le gaulois Alafolix (Stéphane Rousseau, amoureux transi, sans accent québécois) doit remporter les JO. Ses fidèles amis Astérix et Obélix viennent avec lui affronter le diabolique Brutus, fils de César, lui aussi prétendant.
On nous promettait un casting de rêve, on l'a. Très peu de rescapés, en fait un seul, Gérard Depardieu, auquel s'est joint Clovis Cornillac pour remplacer Christian Clavier dans le rôle d'Astérix. Mais les deux rôles sont nettement moins présents que dans les deux films précédents, alors que ce duo inédit fonctionne à merveille. On regrette d'ailleurs de ne pas voir davantage Cornillac, tout à fait crédible. Côté romain, un Benoît Poelvoorde au sommet de sa forme sous les traits du machiavélique Brutus, dont le seul but est d'éliminer son empereur de père incarné par le grand Alain Delon. Delon qui incarne César, dans une complète autodérision. Le fameux "Ave moi!" est certes très bien trouvé, mais un peu trop redondant quand même. Sans oulbier les Franck Dubosk, Elie Semoun, Alexandre Astier, et une pléiade de guests.
L'histoire est bien sûr servie par des effets spéciaux à la hauteur des attentes d'un public plus que motivé par la sortie du film. Un film coloré, rythmé, assez drôle, bourré de références et d'anachronismes mais qui passent bien. Cependant l'adaptation faite par Langmann et Forestier est loin d'être aussi subtile que celle d'Alain Chabat. Les scènes et les répliques sont plus prévisibles, les jeux de mots moins piquants. Le traditionnel banquet de fin, immuable, tient toutes ses promesses, mais il donne l'impression qu'on a voulu caser toutes les guest stars possibles. Alors oui c'est marrant, mais c'est trop.
Il sera difficile de dépasser les 15 millions d'entrées engrangées par Mission Cléopâtre mais l'avenir des JO semble radieux.