Ecrans de fumée

Publié le par Elodie

 

  
     Vous avez déjà vu une photo de James Dean? : allure rebelle, regard de braise, mais surtout clope au bec ! C'est un peu ce qui a fait l'image de la star. Et aucun des acteurs de sa génération n'y coupera. Dans les années 50 et 60, les Humprey Bogard ou les John Wayne s'en sont forgé un personnage. Même les actrices s'y mettent et se donnent un genre. Tapez donc les noms d'Audrey Hepburn, Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot dans Google images, vous êtes à peu près sûrs et certains de tomber sur la star fumant une cigarette en toute décontraction, affirmant ainsi l'image glamour que l'on veut montrer à un

                        James Dean

public jeune de plus en plus féru de cinéma. Dans Grease, en 1978, Olivia Newton John veut impressionner son cher et tendre et...elle fume ! Quitte à paraître ridicule. Plusieurs décennies plus tard, les stars montantes d'Hollywood usent encore de cette figure, à l'image d'un Léonardo Dicaprio que l'on qualifiera de « nouveau James Dean » et qui, pour continuer le mimétisme, s'affiche en séances photos pantalon court, chemise ouverte et cigarette au bec.

  

 

     Malgré cela, les restrictions faites pour empêcher le tabac d'apparaître à l'écran ne datent pas d'hier, même si elles ont eu tendance à prendre beaucoup d'importance récemment. Dès les années 50, on reproche rapidement à Hollywood d'inciter les jeunes à fumer ou de donner une mauvaise image des jeunes en difficulté. Ces critiques anti-tabac seront davantage médiatisées à partir des années 80, à l'image d'une Winona Ryder dans le Génération 90 de Ben Stiller ou d'un Robin Williams qui explique aux enfants les effets de la cigarette sous les traits de Mrs Doubtfire. Et depuis quelques années, associations et institutions se sont battues pour faire
disparaître l'image du tabac des écrans. Plus récemment, c'est la firme Disney qui a décidé qu'aucun des films qu'elle produirait ne montreraient dorénavant de cigarette à l'écran, son public étant majoritairement très jeune, puisque tous les films estampillés Disney ont une visa d'exploitation « tous publics » aux Etats-Unis, à part Pirates des Caraïbes. Le site info-tabac nous informe d'ailleurs que « en novembre 2002, SmokeFree Movies, de concert avec l'Association médicale américaine et l'Association pulmonaire américaine ont dénoncé la présence trop fréquente du tabac sur grand écran « les adolescents qui voient leurs idoles fumer au grand écran ont 16 fois plus de risques que les autres de développer une attitude favorable face au tabac. De plus, voir des fumeurs dans les films triple les probabilités qu'un jeune essaie de fumer ». En France, le ministère de la santé publiait déjà dans un communiqué en mai 2003, expliquant que le cinéma, tout comme la mode, est un univers qui fascine, en particulier les jeunes, et qui influence facilement. Relayant une étude américaine, il insistait sur le fait que le cinéma influence le comportement tabagique des téléspectateurs.

      Nous arrivons maintenant à un stade où le tabac est proscrit des lieux publics clos, mais certains arrivent encore, dans la famille du cinéma, à y trouver des sujets de débat. Jason Reitman réalise en 2006 la comédie Thank you for smoking, mettant en scène Aaron Eckhart dans le rôle d'un lobbyiste ambitieux mettant son talent au service de la société Big Tobacco pour contrer la politique américaine de prévention contre le tabagisme.

 

 

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F
je ne vais pas me faire des amis mais ce n'est pas grave. Les cinéastes ont la mauvaise idée de copier ce qui a été fait une première fois, il faut innover et franchement montrer quelqu'un qui fume ce n'est pas ce qui s'appelle protéger le jeune public qui va prendre les acteurs comme des modèles que l'on peut copier. Que les pouvoir publics se penchent aussi sur la question du tabac au cinéma c'est un mauvais exemple donné à l'heure de l'interdiction du tabac dans les lieus publics
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M
Oui c'est à cause du cinéma , les dix petites fois par erreur...
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