Les Randonneurs à Saint-Tropez
On prend les mêmes et on recommence. 10 ans après, les randonneurs du GR20 sont restés amis et partent en vacances sur la Côte d'Azur. On retrouve Cora, qui s'est mariée mais s'ennuie ferme, Nadine, toujours avec un homme marié, Louis, plus radin que jamais, et Mathieu, l'inscousiant de la bande. Ils tombent par hasard sur Eric, leur ancien guide, quitté en des termes plus que mauvais, mais qui semble avoir la belle vie à Saint Trop'.
Cette suite s'inscrit bien dans la lignée du premier. Seul le décor change. Les randonneurs ont gardé leurs manies, leurs caractères, bref ce qui fait qu'on les a appréciés dans le premier volet. Les ingrédients semblaient réunis pour pouvoir craindre une suite à la Bronzés 3 mais non, Philippe Harel, qui avait déjà réalisé le premier opus, tente de rafraichir la bande.
Tous sont justes, certains moins surprenants que d'autres. Géraldine Pailhas est crédible mais un peu décevante car bien loin du top comme elle a pu l'être dans Le héros de la famille de Thierry Klifa en 2006. Benoît Poelvoorde ne se force pas pour incarner Eric, toujours aussi imbuvable, mais cette fois complètement insuportable en nouveau riche bling bling et prétencieux. La palme est sans nul doute attribuée à l'épatante Karin Viard. Elle booste le film à tel point qu'elle manque aux scènes où elle n'apparaît pas ; on a hâte de la retrouver 5 minutes après en train de faire la potiche ou de pousser un coup de gueule mémorable, rôle dans lequel elle excelle, il faut bien le dire. Depuis les Randonneurs, on a pu la voir dans de nombreux autres longs métrages, notamment dans Les Ambitieux de Catherine Corsini, où elle était particulièrement excellente.
Mais le film repose un peu trop souvent sur des clichés (yachts, boîtes de nuit et soirées branchées, bouchons sur la route des vacances) auquels ont s'attend malheureusement et qui pénalisent le scénario. L'intérêt repose bien évidemment sur les acteurs eux-mêmes et des dialogues plutôt inspirés.