Les lois de l'attraction
Dure vision que celle des jeunes étudiants américains du début du 21ème siècle. Une vie fragmentée entre déceptions amoureuses, désillusions, shoots à l'ecstasy, cuites monumentales et tentatives de suicides.
Voix off et images choc sont de mise pour venir ponctuer cette chronique d'une jeunesse en pleine crise d'identité. Un jeune homme qui assume pleinement son homosexualité, un autre n'apprécie plus d'être un tombeur, réputation dont la moitié des étudiantes du campus peuvent témoigner. Et face à eux, l'image parfaite qu'une jeune fille se crée en croyant que son premier amour est le prince charmant.
Pour sa deuxième réalisation après Killing Zoe en 1994, Roger Avary livre ici le journal intime d'étudiants entre autodestruction et introspection. Le scénariste de Pulp Fiction et La légende de Beowulf se glisse dans la peau des personnages du roman de l'auteur américain Bret Easton Ellis, les forçant à se révéler. Pour cela, différents plans, points de vue et visions, pour une même scène.
L'originalité repose sur un film souvent tourné en marche arrière et incrusté de flash back permanents, commençant par la fin. Brouiller les pistes, ne plus savoir où l'histoire commence, où elle termine, comme pour plonger le spectateur dans le malaise que les personnages qui y sont dépeints ressentent.
Pas de panique. L'humour est aussi de mise. Récompense personnelle attribuée à la scène sur fond de Faith de Georges Micheal que les fans du genre ne pourront qu'apprécier.