Slumdog Millionaire

Publié le par Elodie


     On avait laissé Danny Boyle au bord d'une plage paradisiaque. Mais comme le réalisateur américain n'est pas à un changement de cap près... il nous donne cette fois rendez-vous dans les bidons-villes indiens de Mumbai.

Inspiré du livre de l'auteur indien Vikas Swarup, "Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire", Slumdog Millionaire peut être vu comme une occasion de dresser une fresque indienne, de faire partager une partie de la culture du pays mais aussi de son histoire, à travers les yeux d'un jeune garçon qui y grandit.

 


     Le réalisateur de l'excellent Trainspotting avait déjà essayé, mais en vain, de nous embarquer dans un pays d'Asie où il poussait déjà son héros à faire de nouvelles expériences, à se découvrir une vie, à changer. Mais La Plage de Leonardo DiCaprio était nettement moins convaincante.  Ici, on voit grandir Jamal tout au long du film, sous prétexte de comprendre comment et pourquoi il est capable de répondre aux questions d'un jeu télé alors que c'est un intouchable. Si l'histoire de ce jeune homme qui jouera à la fois de chances et de malchances peut être considérée comme très romancée pour servir le film, elle n'en reste pas moins surprenante, touchante, mais aussi profondément optimiste tout en restant réaliste.

 


     Et nous voilà emportés. Littéralement. On voyage, on écoute, on voit, on en prend plein les yeux. Scène emblématique : des enfants de 7 ans qui courent dans un bidon-ville à feu et à sang, sur une musique qui vous transporte. Et là, ça donne des frissons.... Danny Boyle a choisi non pas de tourner en studios, mais directement entre poussière et taudis. L'authenticité et la vérité qui en ressortent n'en seront que plus appréciées.

 


     Une petite longueur dans le film, parce qu'après plus d'une heure et demi, on doit bien avouer qu'on commence à s'impatienter sur le résultat final! L'acteur Dev Patel,  qui incarne Jamal jeune adulte, est parfois émouvant, mais souvent trop fade, sage et inanimé. Dommage quand on le compare aux jeunes comédiens qui incarnent le même rôle plus jeune. Eux sont étonnants.

 


     Un final sur touche de Bollywood, mais juste ce qu'il faut pour ne pas tomber dans le cliché. On pourrait rire autant que pleurer, et on en ressort des images et des couleurs plein la tête.



Bande-annonce



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Publié dans Critiques

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E
tu as lu le bouquin?<br /> je n'ai pas dit que sa prestation était mauvaise mais j'aurais parfois aimé qu'il en lache plus, ce n'est que mon avis...
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C
En effet, bon article. Je rajouterais quand meme que j'ai au contraire beaucoup apprecie la prestation de dev patel, qui justement, se devait d'etre en retenue, puisque le personnage, du debut a la fin, est dans l'ombre de son frere, qui se sert meme de lui a certains moments et lui vole, d'une certaine maniere, l'amour de sa vie, en la livrant a son Parrain (je ne me rappelle plus du nom du mafieux). Et si il y a une difference entre le jeu de dev patel et celui des autres acteurs, c parce que les autres sont des acteurs bollywoodiens, et le jeu bollywoodien consiste justement a en faire beaucoup (Dany boyle a meme revele que les acteurs craignaient de surjouer, car leurs "standards" sont differents des standards occidentaux). Dev Patel, lui, est britannique (d'origine indienne). Et meme dans les moments forts, je l'ai trouve tres juste dans sa conviction de courir apres la femme de sa vie et la proteger.<br /> par ailleurs, je tire aussi mon chapeau a la superbe adaptation de simon beaufoy, le scenariste.
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P
J'ai beaucoup aimé... Même si on ne s'ennuie jamais, on a hâte d'arriver au dénouement...<br /> Une belle réussite !
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E
<br /> oui j'avoue que vers la fin je me demandais quand on allais enfin savoir ce qui se passe! mais sans s'ennuyer j'en conviens<br /> <br /> <br />
D
Et bien voilà qui, en plus de la très belle bande annonce, donne encore plus envie de voir ce film.<br /> En ce qui concerne Dev Patel, quand j'ai su qu'il jouerait dedans, ça m'a vraiment étonné, parce que la dernière fois que je l'avais vu c'était dans la série Skins et le moins que l'on puisse dire est qu'il jouait dans un tout autre registre.<br /> P.S.: Sauf erreur de ma part, Danny Boyle est un britannique, mais bon, ça ne change rien à ton jolie article.
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O
Bon bah va bien falloir que j'aille le voir ce film alors ...
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