Jumper

Jumper, ou se téléporter dans n'importe quel lieu à n'importe quel moment. David (Hayden Christensen, le Anakin Skywalker de Star Wars) découvre ce pouvoir à l'âge de 15 ans, mais il est loin de se douter qu'une organisation secrète chasse et tue les jumpers. Le concept était sympa. Le film devient vite banal.
On ne pouvait s'attendre à des personnages creusés et un suspense terrible. Pas de surprise. Premier couac, l'image du Sphinx. Tous ceux qui ont vu la bande-annonce du film ont pu voir David Rice, notre héros, perché sur la tête du Sphinx en Egypte en train de faire bronzette. Sauf que quand on nous balance ça comme première image du film, on est vite déçus. Deuxième bémol, on retrouve notre héros au moment de son premier jump. Il est surpris, se pose plein de questions, ne sait pas trop quoi faire. Oui... pendant 15 secondes! Pas très crédible. Quand on découvre qu'on peut se téléporter, on s'attend à un petit passage d'adaptation et de ratés. Et là on jump pour retrouver notre David, séduisant jeune homme, looké Matrix avec son manteau de cuir. Scénario tout ce qu'il y a de plus basique, le méchant, la jolie fille...
Il faut reconnaître que les scènes d'action emportent le spectateur dans le monde de nos personnages. Plans sérrés, saccadés, rapides, pour tenter de suivre les déplacements intempestifs des jumpers. Ces images, ainsi que les paysages magnifiques que l'on visite en suivant les jumps des personnages sont sans doute le seul point fort du film. Mais on n'échappe pas à la course poursuite en voiture, conduite par Jamie Bell (Billy Elliot), et à quelques scènes invraisemblables du genre je te lance un camion, on verra si tu le rattrapes. Le jeu des acteurs est à la hauteur du scénario, prévisible et sans relief. Hayden Christensen passe de la béatitude inexpressive à la pseudo souffrance, bien loin d'un Dark Vador en devenir. Rachel Bilson ne fait qu'apporter une touche féminine. Samuel L. Jackson fait le méchant sans pitié tout le long du film. Sans compter le message énorme qu'on laisse au spectateur à la fin pour lui faire comprendre qu'il y aura une suite.
Doug Liman nous offre ici un Mr and Mrs Smith bis (et encore). En espérant que le 4ème volet de la saga de Jason Bourne (la Mémoire dans le peau) ne suive pas cet exemple...
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